Bresson préfère peindre les conséquences que les causes, il ne suggère donc aucune explication

ROBERT BRESSON - ANNE WIAZEMSKY - Le baiser de Marie à l'âne Balthazar
"Balthazar et Marie endurent des épreuves identiques.
(...)
Le film oppose principalement deux victimes et deux bourreaux.
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Marie est vite déçue, déchue et durcie face à une existence dont rien n'est à attendre. Elle finit murée dans son refus.
(...)
Bresson ne propose évidemment pas de solution : insistant dans ses entretiens de l'époque sur le fait qu'il préfère désormais peindre les conséquences que les causes, il ne suggère donc aucune explication, le regard de l'âne lui permettant de ne pas offrir d'interprétation psychologique..."
Extrait de la page 83 de "Robert Bresson. L'aventure intérieure",
par René Prédal. Numéro spécial L'Avant-Scène Cinéma, nº 408/409, Janvier Février 1992


