adaptation

Il me faut le chef-d'oeuvre, ou rien - Michel Piccoli, La Belle Noiseuse



Moi, chaque fois que j'ai eu le sentiment de faire une toile achevée, bien au point, je me suis dit qu'il fallait encore un effort, et essayer d'aller encore un peu plus loin, courir le risque,
- En allant plus loin, ça ne vous est jamais arrivé de démolir une toile, de l'abîmer ?
- C'est arrivé, plusieurs fois. Il faut courir des risques. Seulement tout le monde n'est pas fait pour les risques, pour être inventeur.
...
Il me faut le chef-d'oeuvre, ou rien.
- Pourquoi ne reprendrais-tu pas La Belle Noiseuse ?
- C'est impossible. C'était Liz. C'est trop tard. On a frôlé une fois la catastrophe alors ça va.
- Pourquoi pas Marianne ?
- Avec Marianne ? C'est vrai avec Marianne c'est peut-être faisable.
- C'est plus que faisable, c'est elle.

La Belle Noiseuse
Réalisation : Jacques Rivette
version longue originale (240 minutes)

Titre : La Belle Noiseuse
Réalisation : Jacques Rivette
Scénario : Pascal Bonitzer, Christine Laurent, Jacques Rivette
inspiré d'Honoré de Balzac : Le Chef-d'œuvre inconnu publiée en 1831
Dialogue : Pascal Bonitzer, Christine Laurent
Photographie : William Lubtchansky
Musique : Igor Stravinski
Montage : Nicole Lubtchansky
Décors : Emmanuel de Chauvigny
Costumes : Laurence Struz
Production : Martine Marignac pour Pierre Grise Productions
Format : Couleurs (Eastmancolor) - 1,37:1 - mono - 35 mm
Date de sortie : 4 septembre 1991
Durée : 240 minutes (4h00)

Michel Piccoli - Édouard Frenhofer
Jane Birkin - Liz
Emmanuelle Béart - Marianne
Marianne Denicourt - Julienne
David Bursztein - Nicolas
Gilles Arbona - Porbus
Marie Belluc - Magali
Marie-Claude Roger - Françoise
Leïla Remili - la servante
Daphne Goodfellow - deux touristes
Susan Robertson - deux touristes
Bernard Dufour - la main du peintre

Grand prix du jury du festival de Cannes 1991.





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La Belle Noiseuse - Mais elle n'existe pas c'est une idée. C'est le nom de guerre d'une courtisane du XVIIe siècle



- C'est rien. Y'a pas le sang. Si je vais au bout, il y a le sang sur la toile. Dans La Belle Noiseuse, on voit vraiment le sang.
- Qu'est-ce que c'est La Belle Noiseuse ?
La Belle Noiseuse on peut la voir ?
- Mais elle n'existe pas c'est une idée.
- Pourquoi est-ce que vous l'appelez La Belle Noiseuse ?
- Comme ça. C'est le nom de guerre d'une courtisane du XVIIe siècle.

La Belle Noiseuse
Réalisation : Jacques Rivette
version longue originale (240 minutes)

Titre : La Belle Noiseuse
Réalisation : Jacques Rivette
Scénario : Pascal Bonitzer, Christine Laurent, Jacques Rivette
inspiré d'Honoré de Balzac : Le Chef-d'œuvre inconnu publiée en 1831
Dialogue : Pascal Bonitzer, Christine Laurent
Photographie : William Lubtchansky
Musique : Igor Stravinski
Montage : Nicole Lubtchansky
Décors : Emmanuel de Chauvigny
Costumes : Laurence Struz
Production : Martine Marignac pour Pierre Grise Productions
Format : Couleurs (Eastmancolor) - 1,37:1 - mono - 35 mm
Date de sortie : 4 septembre 1991
Durée : 240 minutes (4h00)

Michel Piccoli - Édouard Frenhofer
Jane Birkin - Liz
Emmanuelle Béart - Marianne
Marianne Denicourt - Julienne
David Bursztein - Nicolas
Gilles Arbona - Porbus
Marie Belluc - Magali
Marie-Claude Roger - Françoise
Leïla Remili - la servante
Daphne Goodfellow - deux touristes
Susan Robertson - deux touristes
Bernard Dufour - la main du peintre

Grand prix du jury du festival de Cannes 1991.





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Une peinture finie... - LA BELLE NOISEUSE - Jacques Rivette



Michel Piccoli (Édouard Frenhofer) :

"Une peinture finie c'est un peu comme un nouveau-né. Il faut du temps pour comprendre qui elle est, et ce qu'elle sera. "

La Belle Noiseuse
Réalisation : Jacques Rivette
version longue originale (240 minutes)

Titre : La Belle Noiseuse
Réalisation : Jacques Rivette
Scénario : Pascal Bonitzer, Christine Laurent, Jacques Rivette
inspiré d'Honoré de Balzac : Le Chef-d'œuvre inconnu publiée en 1831
Dialogue : Pascal Bonitzer, Christine Laurent
Photographie : William Lubtchansky
Musique : Igor Stravinski
Montage : Nicole Lubtchansky
Décors : Emmanuel de Chauvigny
Costumes : Laurence Struz
Production : Martine Marignac pour Pierre Grise Productions
Format : Couleurs (Eastmancolor) - 1,37:1 - mono - 35 mm
Date de sortie : 4 septembre 1991
Durée : 240 minutes (4h00)

Michel Piccoli - Édouard Frenhofer
Jane Birkin - Liz
Emmanuelle Béart - Marianne
Marianne Denicourt - Julienne
David Bursztein - Nicolas
Gilles Arbona - Porbus
Marie Belluc - Magali
Marie-Claude Roger - Françoise
Leïla Remili - la servante
Daphne Goodfellow - deux touristes
Susan Robertson - deux touristes
Bernard Dufour - la main du peintre

Grand prix du jury du festival de Cannes 1991.





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Sous le soleil de Satan : ce qui bouge entre les personnages, c'est le langage

"Et ce qui bouge entre les personnages, c'est le langage, fait de joutes oratoires, d'incantations à voix basse, ciselées dans la langue de Bernanos, vives, rapides comme l'éclair."

Serge Toubiana,
Cahiers du cinéma n° 397

SOUS LE SOLEIL DE SATAN



"Je ne peux pas vous laisser libre comme ça de parler et d'agir dans la paroisse. Je ne peux pas m'en remettre à vous. Nous devons être inspirés du mot nécessaire et infaillible, celui-là, et pas un autre."

Gérard Depardieu : Donissan
Maurice Pialat : Menou-Segrais

Sous le soleil de Satan - Maurice Pialat
d'après Georges Bernanos





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Visconti avait privilégié le rêve, Bresson retient plutôt le réel - ROBERT BRESSON, QUATRE NUITS D'UN REVEUR

VIDEO : QUATRE NUITS D'UN REVEUR, ROBERT BRESSON

"...Jacques peint les jolies femmes qu'il suit dans Paris. (...)
Bresson donne le sentiment de cerner l'absence même."
(TELERAMA, Guide cinéma)

Le récit "Nuits blanches" de Dostoïevski qui décrit la lutte du rêve et de la réalité avait déjà donné lieu en 1957 à une première adaptation cinématographique de Luchino Visconti (Le notti bianche) qui avait surpris par sa théâtralité et son onirisme accusé. Avec son décor de studio, Visconti avait donc privilégié le rêve.

Bien que son titre fasse explicitement référence au sous-titre du court roman "Souvenirs d'un rêveur", Bresson retient plutôt le réel, ce qui était sans doute inévitable de la part de cet acharné du vrai.

(...)

Aussi éloignée de la dramaturgie classique que de la rigueur habituelle du système bressonien, la construction du film est proche de la modernité d'un Godard ou d'un Antonioni."

Extrait des pages 99-101 de "Robert Bresson. L'aventure intérieure",
par René Prédal. Numéro spécial L'Avant-Scène Cinéma, nº 408/409, Janvier Février 1992

1971 : Quatre nuits d'un rêveur (Four Nights of a Dreamer)

Réalisateur    Robert Bresson   
Scénario    Robert Bresson   
Auteur de l'oeuvre originale    Fedor Mikhaïlovitch Dostoïevski   
Dialoguiste    Robert Bresson   
Société de production    Albina Productions (Paris)   
Société de production    Victoria Films   
Société de production    I Film Dell'Orso (Roma)   
Directeur de production    Georges Casati   
Distributeur d'origine    Imperia Films   
Directeur de la photographie    Ghislain Cloquet   
Directeur de la photographie    Pierre Lhomme   
Ingénieur du son    Roger Letellier   
Mixeur    Jacques Carrère   
Compositeur de la musique    Michel Magne   
Décorateur    Pierre Charbonnier   
Assistant-réalisateur    Mylène Van der Mersch   
Assistant-réalisateur    André Bitoun   
Assistant-réalisateur    Jean-Pierre Ghys   
Assistant-réalisateur    Munni Kabir   
Monteur    Raymond Lamy   
Scripte    Irène Lhomme

Guillaume Des Forêts    (Jacques)
Isabelle Weingarten    (Marthe)
Jean-Maurice Monnayer    (le locataire)
Jérôme Massart    (le camarade des Beaux-Arts)
Patrick Jouané    (le gangster du film incorporé)
Lydia Biondi    (la mère de Marthe)
Giorgio Maulini





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André Bazin et les Dames du Bois de Boulogne de Robert Bresson : dialogue racinien

"Il n'a fallu que le bruit d'un essuie-glace d'automobile sur un texte de Diderot
pour en faire un dialogue racinien"

"Dans Les Dames du Bois de Boulogne, Bresson a spéculé sur le dépaysement d'un conte réaliste dans un autre contexte réaliste. Le résultat, c'est que les réalismes se détruisent l'un l'autre, les passions se dégagent de la chrysalide des caractères, l'action des alibis de l'intrigue, et la tragédie des oripeaux du drame. Il n'a fallu que le bruit d'un essuie-glace d'automobile sur un texte de Diderot pour en faire un dialogue racinien."

André Bazin,
Le "Journal d'un curé de campagne" et la stylistique de Robert Bresson,
Cahiers du Cinéma, n°3, juin 1951

André Bazin, Qu'est-ce que le cinéma ?, page 112





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Robert Bresson: "Le mal déboule, vertigineux. La vie est presque entièrement faite de hasards."

VIDEO : ROBERT BRESSON - L'ARGENT

Jean Sémolué: "Dans L'Argent plus encore que dans Balthazar, on va, semble-t-il, "au hasard".

"La vie est presque entièrement faite de hasards", déclare d'ailleurs Bresson à propos de son film.

La diversité de lieux hétérogènes (...) retient moins que le passage perpétuel d'un lieu à un autre. La forme du passage prend une valeur en elle-même.

Dans L'Argent, aboutissement exemplaire, Bresson ne s'accorde aucune harmonie préétablie. Aucun de ses films, même Balthazar, ne rassemble autant d'êtres différents, par leur âge, leur caractère, leur profession, leur éthique; aucun ne réunit des lieux et des objets aussi peu disposés à jouer ensemble; et aucun ne transforme davantage le morcelé en continu, le dissonant en concertant.

... Le va-et-vient devient processus, crée une attente : il doit arriver quelque chose.

... L'assassin ne sait pas quelle vétille a donné naissance aux catastrophes qui l'ont frappé.

- "Tu attends."
- "C'est tout ?"
- "C'est tout."

...

"Le mal déboule, vertigineux. Pour une petite faute - passer un faux billet, qu'est-ce pour des enfants ? - le démon surgit." (Robert Bresson)

L'argent s'installe et circule dans les images du film comme dans notre vie. Moyen de communication dont les hommes civilisés ne peuvent se passer, il renforce entre eux l'incommunicabilité. Il ouvre la voie, mais il barre le chemin. Il ferme visages et coeurs. Il fait de qui le touche un obsédé, un malade, un fou.

...

L'argent l'a perdu ; il va perdre les autres, pour l'argent.

...

La phrase finale d'Yvon rappelle l'aveu de Raskolnikov:

"C'est moi qui ai tué, à coups de hache, pour les voler, la vieille femme de fonctionnaire et sa soeur Lisaveta."

...

Ce qu'écrit Hector Bianciotti dans Sans la miséricorde du Christ : "Nous ne savons pas pourquoi nous agissons ; la vie se sert de nous pour faire des échanges qui nous dépassent.""

(Jean Sémolué, Bresson ou l'acte pur des métamorphoses, Flammarion )

ROBERT BRESSON L'ARGENT AFFICHE DU FILM PAR SAVIGNAC

1983 : L'Argent (Money)

Réalisateur    Robert Bresson   
Scénario    Robert Bresson   
Auteur de l'oeuvre originale    Léon Tolstoï    d'après la nouvelle "le Faux coupon"
Société de production    Eôs Films (Chêne-Bourg)   
Société de production    Marion's Films   
Société de production    FR3 Cinéma   
Producteur délégué    Jean-Marc Henchoz   
Producteur exécutif    Antoine Gannage   
Distributeur d'origine    AMLF (Paris)   
Directeur de la photographie    Pasqualino De Santis   
Directeur de la photographie    Emmanuel Machuel   
Ingénieur du son    Luc Yersin   
Ingénieur du son    Jean-Louis Ughetto   
Mixeur    Jacques Maumont   
Décorateur    Pierre Guffroy   
Assistant-réalisateur    Thierry Bodin   
Assistant-réalisateur    Mylène Van der Mersch   
Assistant-réalisateur    Pascal Bony   
Monteur    Jean-François Naudon   
Effets sonores    Daniel Couteau

Christian Patey    (Yvon Targe)
Sylvie Van den Elsen    (La petite femme)
Michel Briguet    (Le père de la petite femme)
Caroline Lang    (Elise Targe)
Vincent Risterucci    (Lucien)
Béatrice Tabourin    (La photographe)
Didier Baussy    (Le photographe)
Marc-Ernest Fourneau    (Norbert)
Bruno Lapeyre    (Martial)
André Cler    (le père de Norbert)
Claude Cler    (la mère de Norbert)
François-Marie Banier    (le compagnon de cellule d'Yvon)
Jeanne Aptekman    (Yvette)

* R1/NTSC (US): Rights held by New Yorker
* R2/PAL (France): Box Set MK2
* R2/PAL (UK): To be released by Artificial Eye 05/23/05

Présent dans le Coffret Bresson 4 DVD MK2 :
Pickpocket (2 DVD); Le Procès de Jeanne d'Arc ; L'Argent





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Céline Sallette



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