enfance

Godard : Le cinéma vous empêche de vieillir. On reste comme un gamin

Godard :

"Le cinéma ... vous empêche de vieillir. On reste comme un gamin.

...Je sors dans la rue, et un gamin bute contre moi et il dit : "Oh pardon Monsieur."

Il est fou de me dire monsieur, je me sens plus petit que lui."

Propos recueillis par Léon Mercadet et Christian Perrot,
Actuel n° 136, octobre 1990.

JEAN-LUC GODARD par JEAN-LUC GODARD,
Editions Cahiers du Cinéma 1998, Tome 2, page 241





  • note
  • cinema
  • cineaste
  • cinema d'auteur
  • enfance
  • godard
  • histoire du cinema
  • livre

Bernanos, Robert Bresson, Mouchette : A son âge, mourir ou devenir une dame sont deux aventures aussi chimériques

Robert Bresson à Jean-Luc Godard:

"Au lieu de me disperser (si je puis dire, car j'essaie toujours de ne pas me disperser) dans un foisonnement de vies et d'êtres différents, je vais essayer d'être constamment, absolument, sur un visage : le visage de cette petite fille, pour voir ses réactions. Et je prendrai, alors là, oui, la petite fille la plus maladroite, la moins actrice, la moins comédienne (or, les enfants, les petites filles surtout, le sont souvent terriblement). Bref: je prendrai la plus maladroite qui soit, et j'essaierai de tirer d'elle tout ce qu'elle ne soupçonnera pas que je tire d'elle. C'est pour cela que ça m'intéresse, et, évidemment, la caméra ne la quittera pas."
(Cahiers du cinéma n°178, mai 1966)

"A son âge, mourir ou devenir une dame sont deux aventures aussi chimériques", dit le début du livre [de Bernanos]. Ces deux aventures, Mouchette les vit pourtant en quelques heures, sous deux formes atroces: le viol, le suicide."

"Les premiers personnages de Bresson se donnaient un but à atteindre. Dans Mouchette, ni projet ni même vocation ; le personnage n'est plus qu'un destin." (Jean Sémolué, Bresson)

--> VOD ROBERT BRESSON MOUCHETTE

NADINE NORTIER MOUCHETTE ROBERT BRESSON

Robert Bresson à Godard : "je prendrai la plus maladroite, la moins actrice"





  • cinematographe
  • note
  • cinema
  • actrice
  • adaptation
  • adolescence
  • bernanos
  • cahiers du cinéma
  • cinema d'auteur
  • cinema et litterature
  • enfance
  • films francais
  • godard
  • litterature
  • mise en scene
  • robert bresson
  • sexe
  • story
  • suicide
  • viol

CANDY - La fiction d'Igarashi et de Mizuki repose sur une véritable économie de la séparation et de la réminiscence. Candy passe son temps à se souvenir

"Paru originellement à partir d'avril 1975 dans Nakayoshi, Candy Candy dessiné par Yumiko Igarashi et écrit par Kyoko Mizuki, fut l'un des grands succès de la bande dessinée sentimentalo-mélodramatique japonaise.

La série ayant été popularisée en France par l'entremise des 115 épisodes du dessin animé télévisé.

Fondamentalement, Candy Candy relève du roman d'apprentissage.

...

Loin des yeux, près du coeur

Candy ne perdra jamais, au long des neuf volumes, l'habitude de grimper aux arbres. Assise sur une branche, elle passe des heures à rêvasser et à méditer. Le proverbe japonais : saru mono hibi ni utoshi (celui qui s'en va est ignoré de jour en jour) : c'est à peu près notre "loin des yeux, loin du coeur", est pris à contre-pied par Candy. Avec elle, ce serait plutôt loin des yeux, près du coeur.

La fiction d'Igarashi et de Mizuki repose sur une véritable économie de la séparation et de la réminiscence. Candy passe son temps à se souvenir des gens qu'elle a connus, se remémore les joies et les peines de son existence, s'interroge sur ses sentiments. Elle se place ainsi, d'arbre en arbre, en marge du récit de sa propre histoire et en fait l'inventaire. Toute la fiction est recyclée périodiquement, sur un mode quasi incantatoire.

Il est pertinent de noter que les "hors-d'oeuvre" des ouvrages (pages de garde, appendices), présentent sous forme de portails, les cercles successifs des "chers absents" de Candy. Premier cercle, celui des tableaux de famille, c'est à dire, les personnages qui font toujours partie de la litanie du souvenir : Annie, l'amie d'enfance, les frangins rigolos Archibald et Alistair, les persécuteurs Eliza et Daniel, la vieille tante, le mystérieux oncle william.

Second cercle, celui des photos souvenirs, c'est à dire, des gens dont l'évocation n'est qu'occasionnelle : des gens de rencontre, un  paysan veuf chez lequel Candy a passé quelques jours, un rude loup de mer qui lui a permis le passage en Amérique, un petit passager clandestin. Comme la vie est longue, ces visages de rencontre sont nombreux.

Certains personnages passent de l'un à l'autre des cercles ou oscillent à leur frontière (Patricia, la copine de collège timide qui, significativement, ne figure pas dans les tableaux en début de volume), tandis que le prince des collines, image obsédante et quasi hallucinatoire du mâle idéal, flotte en arrière plan.

Cette manie de la réminiscence sert également à étager la fiction en fonction du temps. Les personnages grandissent ou vieillissent insensiblement. Le rappel d'un souvenir de leur tendre enfance est donc le meilleur moyen de faire mesurer à la lectrice le chemin parcouru. "Comme le temps passe !" s'exclament ensemble Candy et son public."

Source: Candy, Candy, des journées entières dans les arbres,
par Manuel Hirtz et Harry Morgan
extrait du fanzine Mangazone, 2ème semestre de 1992

Etude complète à lire sur : Au pays de Candy - www.candyneige.com

CANDY, le dessin animé : le Générique Au Pays de Candy





  • note
  • amour
  • candy
  • critique de film
  • dessin anime
  • education
  • enfance
  • igarashi
  • jeunesse
  • litterature
  • mizuki
  • pitch
  • reminiscence
  • serie tv
  • story
  • sur le web - sites et blogs cinema
  • television
  • videos

Béatrice Moreau : Les filles ne savent plus dire non, c'est bizarre

"Parmi les filles qu'elle voit passer à l'infirmerie, certaines sont victimes de ce qu'elle appelle, en s'excusant, les "viols consentis".

Elle explique : "On dit oui, mais on pense non - et le lendemain, on est très mal."

Philippe Liotard, maître de conférences à l'université Lyon-I et fondateur de la revue Quasimodo, estime que, pour les filles, les "injonctions contradictoires" auxquelles elles sont soumises les placent dans une situation "de plus en plus difficile à vivre". Ce n'est pas le cas des garçons.

"Les hommes regardent, les femmes sont regardées. Il n'y a pas d'égalité à ce niveau",

résume une historienne interviewée dans le documentaire Jupe ou pantalon, réalisé lors du démarrage du Printemps, par la journaliste Brigitte Chevet.

"Les filles ne savent plus dire non, c'est bizarre", ajoute Béatrice Moreau, évoquant avec une pointe de nostalgie "les années féministes" de l'après-1968.

...

Enseignante de français-latin-grec dans un collège de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), Suzanne Beaujour, 34 ans, garde un souvenir "cauchemardesque" de ses débuts professionnels.

"La première année, je me suis fait traiter de salope", se souvient-elle.

Prof de français dans un collège d'Epinay-sur-Seine, Stéphanie Wagner, 35 ans, avoue avoir envie parfois, face à des gamins trop remuants, de "leur coller une gifle".

La scène de La Journée de la jupe, où Isabelle Adjani donne un "coup de boule" à un élève, "c'est un vrai fantasme de prof !", ajoute-t-elle. Ses collègues sont d'accord.

...

le thriller de Lilienfeld est jugé "libérateur""

Texte complet: Le printemps de la jupe - Cinéma - Le Monde.fr





  • note
  • cinema
  • critique de film
  • education
  • enfance
  • feminisme
  • filles
  • isabelle adjani
  • jeunesse
  • lilienfeld
  • sexe
  • story
  • sur le web - sites et blogs cinema
  • viol

Le silence qui s’était fait soudain en elle était immense

"À mesure que s’avançait le promeneur (la courbe du chemin le rapprochant d’elle), le coeur de Mouchette battait à se rompre, ainsi que celui du joueur qui épie entre les doigts du donneur la carte qui va décider de sa vie.

Un moment, elle surprit le regard du vieux tourné vers elle, aussi indifférent que celui de la bête.

Elle eût voulu crier, appeler, courir au-devant de ce grotesque sauveur. Mais il s’éloigna de son pas pesant, et aussitôt Mouchette crut voir son image falote glisser avec une rapidité prodigieuse comme aspirée par le vide. Elle la suivit une seconde dans sa course vertigineuse.

L’être dont les muscles obéissaient encore à sa volonté, son propre corps, n’était lui-même guère plus qu’un fantôme.

(...)

Mouchette se laissa glisser sur la côte jusqu’à ce qu’elle sentît le long de sa jambe et jusqu’à son flanc la douce morsure de l’eau froide.

Le silence qui s’était fait soudain en elle était immense. C’était celui de la foule qui retient son haleine lorsque l’équilibriste atteint le dernier barreau de l’échelle vertigineuse.

La volonté défaillante de Mouchette acheva de s’y perdre. Pour obéir, elle avança un peu plus, en rampant, une de ses mains posée contre la rive. La simple pression de sa paume suffisait à maintenir son corps à la surface de l’eau, pourtant peu profonde.

Un moment, par une sorte de jeu sinistre, elle renversa la tête en arrière, fixant le point le plus haut du ciel. L’eau insidieuse glissa le long de sa nuque, remplit ses oreilles d’un joyeux murmure de fête.

Et, pivotant doucement sur les reins, elle crut sentir la vie se dérober sous elle tandis que montait à ses narines l’odeur même de la tombe."

Georges Bernanos, Nouvelle histoire de Mouchette, dernière page

-> Vidéo: la mort de Mouchette - ROBERT BRESSON

-> Texte : Mouchette a compris: la mort est la délivrance de la souffrance

-> Texte : Ce chemin vers la mort que Mouchette n'aura pas la force de rebrousser





  • note
  • cinema
  • adaptation
  • bernanos
  • cinema et litterature
  • enfance
  • litterature
  • mort
  • robert bresson
  • story
  • suicide

Judith Godrèche : Je veux pas coucher avec lui, je veux lui faire tourner la tête. Et un tour complet, pas seulement un demi-tour

LA FILLE DE QUINZE ANS
JACQUES DOILLON 1989
Judith Godrèche, Melvil Poupaud, Jacques Doillon, Tina Sportolaro

"La mise en scène transforme l'anecdote en tragédie pudique, en éducation sentimentale, en jeu cruel.

La construction est exactement celle des "Contes moraux" d'Eric Rohmer:

A aime B,
est tenté par C
et revient à B."

(C.-M.T. TELERAMA TTT)

Judith Godrèche: "Je veux pas coucher avec lui, je veux lui faire tourner la tête. Et un tour complet, pas seulement un demi-tour."

Extrait vidéo: LA FILLE DE QUINZE ANS - JACQUES DOILLON - Judith Godrèche





  • note
  • cinema
  • adolescence
  • allumeuse
  • amour
  • enfance
  • film
  • jacques doillon
  • jeunesse
  • judith godreche
  • pitch
  • sado-masochisme
  • seduction
  • sexe
  • story
  • telerama
  • tragedie

Mouchette a compris: la mort est la délivrance de la souffrance

""Mouchette" (Nadine Nortier) c'est l'adolescente, qui se heurte à l'incompréhension, au mépris, à la dureté et à la méchanceté.

Elle est l'incarnation de la souffrance et de la solitude humaines. Ses rares sourires douloureux sont ravagés par les gifles de son père ivrogne.

... Le seul être qu'elle ait compris, parce que lui aussi se trouve en marge de la société, c'est le braconnier. Il la viole.

Le seul être qui l'aime, c'est sa mère. Elle meurt.

Toutes les issues sont barrées. L'étang, qui lui donnera la mort, seul, ne l'aura pas repoussée, il l'attire.

...

Mouchette a compris: la mort est la délivrance de la souffrance. Drapée d'une robe blanche (de mariée), elle se laisse à trois fois rouler vers l'étang. Et le bruit amplifié de sa chute dans l'eau ne cesse de se répercuter."

(Guy Wagner, Mouchette)

--> Vidéo: la mort de Mouchette - ROBERT BRESSON

Egalement:

Ce chemin vers la mort que Mouchette n'aura pas la force de rebrousser





  • note
  • cinema
  • abandon
  • enfance
  • errance
  • film
  • jeunesse
  • litterature
  • mort
  • pitch
  • redemption
  • robert bresson
  • sexe
  • story
  • sur le web - sites et blogs cinema
  • verite
  • vie
  • viol
  • 1
  • 2
  • next ›
  • last »






Céline Sallette



COMEDIENNES | 400 JEUNES ACTRICES | JEUNES CHANTEUSES


FILMS7 | STORY | COMEDIENNES | JEUNES ACTRICES