...Au monde du faux-semblant des visages, où chacun semble d'ailleurs épier et soupçonner l'autre, la caméra de Bresson oppose le monde caché des mains, des sacs et des billets de banque où se livrent des drames silencieux, capables de faire basculer des vies.
...L'incroyable force du film de Bresson est d'empêcher toute synthèse entre ces facettes de Michel. Visages et mains, corps et âmes semblent autonomes les uns par rapport aux autres, pour mieux faire sentir la complexité tragique de cette figure humaine."
Extrait de Fabien Boully, 1959 : Pickpocket de Robert Bresson,
dans HISTOIRE(S) DE FILMS FRANCAIS Réalisateurs, acteurs, scénaristes… (Jean-Luc Douin et Daniel Couty, Bordas, 2005)
VIDEO : ROBERT BRESSON, PICKPOCKET : la scène de la Gare de Lyon