"Nous, spectateurs, sommes confrontés à notre propre désir. Comme nous aimerions que les choses aillent plus loin ! Comme nous serions comblés si, à quelque moment du récit, l'intrigue devenait acte, si le film-parole devenait film d'aventures !
Si Jérôme ne s'était pas contenté de passer la main sur le genou de Claire !
Mais la frustration de Jérôme, comme celle de Jean-Louis Trintignant à l'aube de sa nuit chez Maud, n'est que l'écho de la nécessaire frustration du cinéaste et du spectateur.
La morale du conte est là. Non, certes, dans le puritanisme du personnage. Mais dans la résistance du monde à notre désir, dans la distance qui arrache ces êtres à notre rêve et empêche celui-ci de prendre corps. Il renvoie le désir au désir". (Etudes)
Cité par JLD, Ma nuit chez Maud, HISTOIRE(S) DE FILMS FRANCAIS, de Jean-Luc Douin et Daniel Couty
Voir aussi :
Extrait vidéo : LE GENOU DE CLAIRE, ERIC ROHMER
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