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Michel REILHAC (directeur de la branche cinéma de Arte) : quels financements pour le cinéma de demain? - conférence La création à l'heure du numérique

Michel REILHAC (directeur de la branche cinéma de Arte) : quels financements pour le cinéma de demain?

"Un fossé et une rupture très profonde, qui ne fait que s'accroître, entre d'un côté un cinéma industriel, formaté pour la distraction, et de l'autre côté un cinéma dont la France est le principal porte-étendard en quelque sorte, qui est le cinéma comme un art. Or le cinéma dit indépendant, le cinéma dit d'auteur, est une forme actuellement en perdition, selon le modèle économique connu depuis environ cent ans.

Le divorce s'accroît parce que le modèle économique unique n'est plus applicable au cinéma indépendant."

Les vidéos complètes de la conférence :

http://creationpublicinternet.fr...

conférence La création à l'heure du numérique

organisée par Création Public Internet
et l'association Jeune République
à Sciences Po Paris le 26 octobre 2009





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Frédéric Mitterrand : On veut sans doute me faire payer la loi Hadopi

Vidéo : extrait du film Madame Butterfly (-> DVD), réalisé par Frédéric Mitterrand.

Après la fausse accusation de pédophilie, Frédéric Mitterrand réagit face aux nouvelles attaques à son encontre, concernant son intervention pour aider judiciairement un proche :

"Depuis que je suis arrivé au Ministère de la Culture, j'agis. Il y a eu notamment la loi Hadopi. On veut sans doute me le faire payer.
...
La politique est un univers que l'on connaît bien. Quand on s'appelle Mitterrand, on n'a pas de surprise".

Selon certains commentateurs, la violence visant Frédéric Mitterrand, notamment sur Internet, serait liée à la loi Hadopi.

Il y a quelques mois, la ligue ODEBI avait menacé de représailles les hommes politiques soutenant Hadopi :

“La Ligue ODEBI publiera une liste des condamnations pénales ou civiles de tous les députés qui ont voté pour l’HADOPI. Nous y ajouterons “les casseroles”, qui selon des critères communément admis, ont aussi un caractère potentiellement “immoral”, afin que les députés qui votent en faveur de cette loi sachent qu’ils verront ressurgir irrémédiablement sur Google leurs fautes actuelles ou passées.”

Avant Marine Le Pen, la ligue ODEBI lançait des accusations contre Frédéric Mitterrand :

"Frédéric Mitterrand s'était vanté d'avoir utilisé les faveurs de prostitués thailandais à haute dose". (09/28/2009 - 17:58 Communiqué de presse ODEBI)

[Films7 ne défend aucun parti, et ne prend pas position sur les sujets politiques.

Mais Frédéric Mitterrand, depuis des années, défend le cinéma d'auteur, contre les logiques marchandes.

Lorsque certains amalgames injustes le visent, il est naturel que les cinéphiles le défendent, non dans ses prises de position politiques, mais au simple regard de la vérité des faits, sans accepter leur déformation calomnieuse.

L'amalgame entre son homosexualité et la pédophilie n'est pas acceptable. Tous les éléments du livre de Frédéric Mitterrand montrent qu'il ne s'agissait pas d'enfants.]





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Laurent Petitgirard : Pour le tube de l'année sur Deezer, un titre de rap écouté 240 000 fois, 147 euros reversés aux musiciens

"Laurent Petitgirard, président du conseil d'administration de la Sacem (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) :

"Ces plateformes ne gagnent presque pas d'argent, donc ne reversent presque rien aux auteurs.

Pour le tube de l'année sur Deezer, un titre de rap écouté 240 000 fois, nous n'avons reversé que 147 euros aux musiciens !"

...

Le chiffre d'affaires des maisons de disque a ... été divisé par deux entre 2002 et 2008 en France. La Sacem n'a redistribué que 80 millions d'euros aux auteurs en 2008 (dont 3,17 millions au titre de la musique numérique), 50 millions de moins qu'il y a quatre ans.

Quelles sont les solutions envisagées ? Certains croient aux offres musicales des réseaux sociaux (MySpace Music) : "Leurs membres sont davantage prêts à payer pour écouter de la musique que d'autres", soutient Mark Mulligan, de Forrester, sur son blog.

...

L'hypothèse d'une contribution des opérateurs mobiles et des fournisseurs d'accès à Internet est de plus en plus souvent évoquée."

Cécile Ducourtieux

Lire l'article intégral: La musique sur Internet est-elle condamnée à être piratée ? - Technologies - Le Monde.fr





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SIGNATAIRES HADOPI : CINEASTES POUR et CINEASTES CONTRE - Loi Création et Internet

HADOPI et le monde du cinéma - Prises de position et argumentaires... :

1 : Les arguments des cinéastes favorables à la loi Création et Internet, et liste des signataires:

HADOPI : lettre ouverte des cinéastes aux députés

Madame la Députée, Monsieur le Député,

Cinéastes, auteurs du cinéma et de l'audiovisuel, c'est très solennellement que nous nous adressons à vous. Alors que la loi "Création et Internet" a été adoptée à la quasi unanimité par le Sénat, dans un climat de consensus et de réflexions positives, le débat qui a débuté à l'Assemblée Nationale s’avère plus passionné. Il est de notre responsabilité de vous alerter contre certaines approximations et contre des campagnes démagogiques, voire mensongères, qui pourraient vous faire passer à côté des vrais enjeux.

Ce qui se joue aujourd'hui, ce n'est pas seulement la rémunération des ayants droits, c'est surtout l'avenir de la création et la possibilité de produire les œuvres futures. En effet, le financement des films repose sur des exclusivités successives que les différents intervenants achètent ou préachètent. Alors qu'en 2008, pour la première fois, le nombre de téléchargements illégaux de films a dépassé le nombre d'entrées en salle, c'est tout cet édifice qui menace de s'effondrer.

Bien évidemment, les cinéastes ne sont pas les ennemis d'internet, au contraire. Nous sommes tous des internautes. Mais ce qui est un extraordinaire outil de culture, d'échange et de circulation des œuvres risque de devenir l'instrument de la mort de notre diversité culturelle, si nous ne réussissons pas à lui donner un cadre légal, accepté et respecté.

Aujourd'hui, dans l'état actuel de la législation, nous n'avons à notre disposition qu'un seul recours pour défendre la liberté de créer : la plainte en justice. Or nous n'en voulons pas, justement parce que nous ne sommes pas les ennemis des internautes. Aujourd'hui, un internaute poursuivi par des ayants droits risque jusqu'à 3 000 € et 3 ans de prison. Mais qui peut imaginer qu'un créateur veuille jeter en prison celui qui a choisi de regarder son œuvre ? Certainement pas nous et nous avons besoin d'un nouveau cadre légal, moins répressif mais plus efficace.

Ce projet de loi respecte les internautes. Il propose, à l'opposé de la situation actuelle, un processus pédagogique qui, nous en sommes profondément convaincus, va progressivement installer un autre fonctionnement, plus responsable, des échanges sur internet.

Nous savons bien que cette loi ne résoudra pas tout et ne suffira pas à éradiquer le piratage. Nous savons aussi que dès lors qu'un internaute ou l'un de ses proches, habitué à télécharger illégalement sans considérer qu'il est réellement en infraction, aura reçu un premier mail d'avertissement il saura concrètement que la régulation d'internet existe.
Par la suite, s'il reçoit un deuxième mail ou une lettre recommandée, il saura que s'il continue à télécharger illégalement, il prend des risques.

Nous n'avons pas la naïveté de croire que tous cesseront, mais nous savons que, de même que "la fauche" dans les magasins n'est jamais ramenée à zéro, si une minorité conserve des comportements illicites, les autres préféreront respecter les règles et ne pas prendre de risques. Le simple fait de savoir que des règles existent, qu'un organisme est chargé de les faire respecter et se manifeste, modifiera le comportement de la majorité.

Certains veulent faire croire que cette loi serait "liberticide". C'est scandaleusement faux. Pourquoi ne le considèrent-ils pas lorsqu’un FAI coupe l'accès à internet de celui qui n'a pas payé son abonnement ? Les valeurs du commerce sont-elles supérieures à celles de la création ? La suppression du permis de conduire de celui qui a commis trop d'infractions est-elle "liberticide" ?

Rappelons à ce propos que la loi n'envisage qu'une suspension, brève, de la possibilité de télécharger, sans toucher aux autres offres liées.

Rappelons aussi que celui dont la suspension provisoire est effective – parce qu'il a récidivé malgré les démarches et les avertissements – a toujours la possibilité de consulter ses mails ou de naviguer sur Internet chez quelqu'un d'autre ou dans les lieux d'accès collectifs.

Rappelons enfin que, contrairement à la situation actuelle, les ayants droits lésés ne connaitront jamais l'identité de l'internaute concerné.

Cette accusation d'être "liberticide", répétée à l'envi, nous révolte, nous qui nous sommes toujours battus pour défendre la culture et son accès au plus grand nombre, dans le respect de toutes les libertés. Nous affirmons que ce projet de loi respecte la liberté des internautes tout en protégeant celle de créer.

Nous le savons aussi, la seule chance pour que le nouveau dispositif nous protège efficacement est que se développe parallèlement une véritable offre légale de qualité, abordable, sécurisée, diverse et ouverte. Il est tout aussi urgent de la mettre en place.

Pour que cette offre puisse se construire, il faudra notamment procéder à une réforme en profondeur de la chronologie des médias pour permettre, pour l’ensemble des publics, la mise à disposition des films en vidéo et en vidéo à la demande plus tôt après leur sortie en salles tout en protégeant notre système de préfinancement des films et la vie des films en salles. Nous sommes conscients de cette exigence et nous soutiendrons tout accord professionnel ou tout amendement parlementaire qui irait dans ce sens.

En défendant sans réserve ce projet de loi, nous ne nous sommes pas transformés en défenseurs acharnés de quelque corporatisme ou de quelques majors incapables de faire évoluer un modèle économique obsolescent. Nous nous situons dans la continuité de nos combats, en France comme à l'international, pour la diversité culturelle. Et nous tenons à rappeler que ces combats essentiels ont toujours été soutenus par tous les gouvernements successifs au delà des clivages politiques.

Votre responsabilité, Mesdames et Messieurs les parlementaires sera donc grande dans les prochains jours et les prochaines semaines. Entre une ère numérique sans règles qui abdique tout soutien à la culture et une société numérique qui préserve les bases du financement de la création sans rien renier des libertés individuelles, votre choix sera décisif pour notre avenir.

Nous espérons que vous vous rallierez, avec la communauté unie des cinéastes et des auteurs, à ce projet de loi que nous estimons juste, ambitieux et adapté aux enjeux de demain.

Nous vous prions de croire, Madame la Députée, Monsieur le Député, en l'assurance de notre considération distinguée.

Cinéastes signataires:

Michel ANDRIEU
Jean-Jacques ANNAUD
Jean BECKER
Jean-Jacques BEINEIX
Vera BELMONT
Djamel BENSALAH
Jacob BERGER
Michel BOUJENAH
Patrick BRAOUDE
Guillaume CANET
Christian CARION
Malik CHIBANE
Alain CORNEAU
Jean-Loup DABADIE
Dante DESARTHE
Jacques FANSTEN
Costa GAVRAS
Laurent HEYNEMANN
Agnès JAOUI
Pierre JOLIVET
Gérard JUGNOT
Cédric KLAPISCH
Georges LAUTNER
Patrice LECONTE
Philippe LIORET
Radu MIHAILEANU
Claude MILLER
Jean-Marie POIRE
Jean-Paul RAPPENEAU
Jean-Paul SALOME
Coline SERREAU
Bertrand TAVERNIER
Pascal THOMAS
Danièle THOMPSON
Bertrand VAN EFFENTERRE
Francis VEBER
Christian VINCENT

2 : Les arguments des cinéastes opposés à la loi Création et Internet, et liste des signataires:

Pour le cinéma

Une immense victoire pour le cinéma et les libertés
Pour la quatrième fois dans l'histoire de la Ve république, un projet de loi a été rejeté après son passage en Commission Mixte Paritaire.

Nous nous réjouissons de cet événement quasi sans précédents qui fait honneur à la France et qui représente à la fois une victoire du cinéma dans sa diversité et des libertés.

Cinéastes, acteurs, producteurs, nous avions signé il y a quelques jours une tribune dénonçant les dangers de cette loi et appelant à un changement de mentalités. L'Assemblée nationale vient de nous donner la formidable opportunité de le faire. Commençons à réfléchir, dès aujourd'hui, aux nouvelles perspectives que nous offre internet et aux nouvelles formes de diffusion des oeuvres qui doivent être trouvées.

La diversité de la création doit dès aujourd'hui revenir au centre de la réflexion sur les enjeux de la révolution numérique, au même titre que la protection des libertés individuelles et des auteurs. Complétement oubliées dans ce projet de loi, elles sont pourtant les poumons de la création.

Espérons que le cinéma dans toute sa diversité, le cinéma que nous défendons, et qui fait l'honneur de la France dans les festivals et les salles du monde entier, reprenne la place qui lui est due dans ces débats.

Réjouissons-nous de cette victoire pour les libertés, pour le cinéma et pour la culture !

Signataires:

Victoria Abril (actrice)

Chantal Akerman (réalisatrice)

Agathe Berman (productrice)

Paulo Branco (producteur)

Catherine Deneuve (actrice)

Louis Garrel (acteur)

Yann Gonzalez (comédien)

Clotilde Hesme (actrice)

Christophe Honoré (réalisateur)

JP Limosin (acteur)

Chiara Mastroianni (actrice)

Zina Modiano (réalisatrice)

Gael Morel (réalisateur)

Eva Truffaut (artiste cinéaste, ayant-droit de François Truffaut)

Brigitte Rouan (réalisatrice)

Françoise Romand (réalisateur)

Laurence Ferreira Barbosa (réalisateur)

Santiago Amigorena (réalisateur)

Jeanne Balibar (actrice)

Luc Wouters (SRF)

Jean Sainati (ex délégué de l'ALPA général de 88 à 2002)

Pierre Cattan (producteur)

Gilles Sandoz (producteur

Pascal Verroust (ADR productions)

Timothy Duquesne (auteur)

Agnès de Cayeux (azuteur

Nathalie Chéron (directrice de casting)

Gisčle Rapp-Meichler (cinéaste)

Sylvain Monod (producteur, cinéaste)





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Jean Claude Carrière : C'est le droit d'auteur qui permet la liberté d'expression

Opposé aux modèles de mécenat, de publicité ou d'art d'Etat, Jean Claude Carrière affirme que  « C'est le droit d'auteur qui permet la liberté d'expression » et aux artistes de vivre du « fruit de leur travail ».

Source : Zdnet. A propos de la loi Création et Internet (HADOPI)





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Céline Sallette



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