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CÉSAR 2010 - NOMINATIONS

LA LISTE DES NOMINATIONS POUR LES CÉSAR 2010

La 35ème Cérémonie des César sera retransmise par CANAL+
en clair et en direct du Théâtre du Châtelet le samedi 27 février 2010

Meilleur film

A L'Origine de Xavier Giannoli
Le Concert de Radu Mihaileanu
Les Herbes Folles d'Alain Resnais
La Journée De La Jupe de Jean-Paul Lilienfeld
Rapt de Lucas Belvaux.
Un Prophète de Jacques Audiard
Welcome de Philippe Lioret

Meilleur acteur

Yvan Attal dans Rapt
François Cluzet dans A L'Origine
François Cluzet dans Le Dernier Pour La Route
Vincent Lindon dans Welcome
Tahar Rahim dans Un Prophète

Meilleure actrice

Isabelle Adjani dans La Journée De La Jupe
Dominique Blanc dans L'Autre
Sandrine Kiberlain dans Mademoiselle Chambon
Kristin Scott-thomas dans Partir
Audrey Tautou dans Coco Avant Chanel

Meilleur acteur dans un second rôle

Jean-hugues Anglade dans Persécution
Niels Arestrup dans Un Prophète
Joey Starr dans Le Bal Des Actrices
Benoît Poelvoorde dans Coco Avant Chanel
Michel Vuillermoz dans Le Dernier Pour La Route

Meilleure actrice dans un second rôle

Aure Atika dans Mademoiselle Chambon
Anne Consigny dans Rapt
Audrey Dana dans Welcome
Emmanuelle Devos dans A L'Origine
Noémie Lvovsky dans Les Beaux Gosses

Meilleur réalisateur

Jacques Audiard pour Un Prophète
Lucas Belvaux pour Rapt
Xavier Giannoli pour A L'Origine
Philippe Lioret pour Welcome
Radu Mihaileanu pour Le Concert

Meilleur Espoir Masculin

Firat Ayverdi dans Welcome
Adel Bencherif dans Un Prophète
Vincent Lacoste dans Les Beaux Gosses
Tahar Rahim dans Un Prophète
Vincent Rottiers dans Je Suis Heureux Que Ma Mère Soit Vivante

Meilleur Espoir Féminin

Pauline Etienne dans Qu'Un Seul Tienne Et Les Autres Suivront
Florence Loiret-caille dans Je L'Aimais
Soko dans A L'Origine
Christa Théret Dans Lol (Laughing Out Loud)
Mélanie Thierry dans Le Dernier Pour La Route

FLORENCE LOIRET-CAILLE - Révélations 2010 César du meilleur espoir féminin

MELANIE THIERRY - Révélations 2010 César du meilleur espoir féminin

CHRISTA THERET - Révélations 2010 César du meilleur espoir féminin

SOKO - Révélations 2010 César du meilleur espoir féminin

PAULINE ETIENNE - Révélations 2010 César du meilleur espoir féminin

Meilleur Premier Film

Les Beaux Gosses de Riad Sattouf
Le Dernier Pour La Route de Philippe Godeau
Espion(s) de Nicolas Saada
La Première étoile de Lucien Jean-baptiste
Qu'Un Seul Tienne Et Les Autres Suivront de Léa Fehner

Meilleur Film Documentaire

L'Enfer D' Henri-georges Clouzot de Serge Bromberg et Ruxandra Medrea
La Danse, Le Ballet De L'Opéra De Paris de Frederick Wiseman
Himalaya, Le Chemin Du Ciel de Marianne Chaud
Home de Yann-Arthus Bertrand
Ne Me Libérez Pas Je M'En Charge de Fabienne Godet

Meilleur Scénario Original

Jacques Audiard, Thomas Bidegain, Abdel Raouf Dafri, Nicolas Peufaillit pour Un Prophète
Xavier Giannoli pour A L'Origine
Jean-paul Lilienfeld pour La Journée De La Jupe
Philippe Lioret, Emmanuel Courcol, Olivier Adam pour Welcome
Radu Mihaileanu, Alain-michel Blanc pour Le Concert

Meilleure Adaptation

Stéphane Brizé, Florence Vignon pour Mademoiselle Chambon
Anne Fontaine, Camille Fontaine pour Coco Avant Chanel
Philippe Godeau, Agnès De Sacy pour Le Dernier Pour La Route
Laurent Tirard, Grégoire Vigneron pour Le Petit Nicolas
Alex Réval, Laurent Herbiet pour Les Herbes Folles

Meilleur film étranger

Avatar de James Cameron
Gran Torino de Clint Eastwood
Harvey Milk de Gus Van Sant
J'Ai Tué Ma Mère de Xavier Dolan
Panique Au Village de Stéphane Aubier et Vincent Patar
Le Ruban Blanc de Michael Haneke
Slumdog Millionaire de Danny Boyle

Meilleure Musique

Armand Amar pour Le Concert
Alex Beaupain pour Non Ma Fille, Tu N'Iras Pas Danser
Alexandre Desplat pour Un Prophète
Cliff Martinez pour A L'Origine
Nicola Piovani pour Welcome

Meilleur Son

Pierre Excoffier, Bruno Tarriere, Selim Azzazi pour Le Concert
Pierre Mertens, Laurent Quaglio, Eric Tisserand pour Welcome
François Musy, Gabriel Hafner pour A L'Origine
Brigitte Taillandier, Francis Wargnier, Jean-paul Hurier pour Un Prophète
Jean Umansky, Gerard Hardy, Vincent Arnardi pour Micmacs à Tire-larigot

Meilleurs Décors

Michel Barthelemy pour Un Prophète
Aline Bonetto pour Micmacs à Tire-larigot
Maamar Ech Cheikh pour Oss 117 Rio Ne Répond Plus
François-renaud Labarthe Pour A L'origine
Olivier Radot pour Coco Avant Chanel

Meilleurs Costumes

Chattoune & Fab pour Coco Chanel & Igor Stravinsky
Charlotte David pour Oss 117 Rio Ne Répond Plus
Madeline Fontaine pour Micmacs à Tire-larigot
Catherine Leterrier pour Coco Avant Chanel
Virginie Montel pour Un Prophète

Meilleure Photo

Christophe Beaucarne pour Coco Avant Chanel
Laurent Dailland pour Welcome
Stéphane Fontaine pour Un Prophète
Eric Gautier pour Les Herbes Folles
Glynn Speeckaert pour A L'Origine

Meilleur Montage

Célia Lafitedupont pour A L'Origine
Hervé De Luze pour Les Herbes Folles
Andréa Sedlackova pour Welcome
Ludo Troch pour Le Concert
Juliette Welfling pour Un Prophète

Meilleur Court-Métrage

C'Est Gratuit Pour Les Filles de Claire Burger et Marie Amachoukeli
¿dónde Está Kim Basinger? de Edouard Deluc
La Raison De L'Autre de Foued Mansour
Séance Familiale de Cheng-chui Kuo
Les Williams de Alban Mench





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Stephen Hough : the cruel (and free) lottery of cyberspace’s billion dancing bytes (About Glenn Gould)

Orlando Gibbons - GLENN GOULD

"The days when an artist could record in a studio, under contract, for decades, for a major label as Gould did, and make a lot of steady money for himself and his record company, are over.
...
Glenn Gould’s idealism was ultimately all about control - of himself and the medium, and I think he would have been extremely uncomfortable in the modern pick’n'mix supermarket. It was fine for him to take an exposition from here and a coda from there and stitch them together with an expert and patient producer, but I can’t imagine him welcoming ten thousand Joe Goldbergs doing the same on their iTunes programmes … free, swapped, downloaded, or deleted as the fancy takes them.

I’m sure he would have loved the internet (I can imagine dozens of his alter egos in dozens of forums), and he would have written a fascinating blog; but if he had been starting his career now, rather than in the golden youth of the 1950s LP, it might have to have been on YouTube where he would make his mark - or miss his mark - in the cruel (and free) lottery of cyberspace’s billion dancing bytes."

By Stephen Hough  Music  Last updated: April 17th, 2009

More:
Telegraph Blogs » Culture » Glenn Gould - sage but no prophet





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Truffaut, la Fox, Marilyn et Bella Darvi : ce ne sont pas les producteurs ni les metteurs en scène qui font les vedettes mais le public

BELLA DARVI

BELLA DARVI

"Contrairement à une idée répandue, ce ne sont pas les producteurs ni les metteurs en scène qui font les vedettes mais le public.

Au début des années cinquante, patron de la Twentieth Century Fox, Darryl Zanuck offrait les meilleurs rôles à Bella Darvi dont il était épris, mais les films qui en résultaient étaient tous des échecs;

dans la même compagnie se trouvait une "stock-girl" à qui l'on ne confiait que des rôles secondaires, mais dont chaque apparition soulevait l'enthousiasme du public dans les profondeurs de l'Amérique.

C'est ainsi que, malgré la Fox, mais grâce au public, Miss Monroe devint Marilyn."

François Truffaut, Vive la vedette ! Télérama, 29 septembre 1982
in LE PLAISIR DES YEUX

--> Vidéo de Bella Darvi





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Salomé Legrand : La lecture sur scène : théâtre au rabais ou art qui renaît ?

Extrait d'un article de Salomé Legrand paru sur CultureKub.

[La rédaction de CultureKub est composée d'étudiants de l'Ecole de Journalisme de SciencesPo, sous la direction de Pierre Assouline]

Salomé Legrand : La lecture sur scène : théâtre au rabais ou art qui renaît ?

"Pas de décors ni de costumes et très peu d’éclairages. Peu de mise en scène et encore moins de répétitions. Une chose est sûre, faire lire un texte, quel qu’il soit, par un acteur sur scène ne coûte pas cher. Tentant pour des directeurs de théâtre qui disposent de moins en moins de moyens pour produire des spectacles. Tentant, aussi, pour les gestionnaires, qui voient dans la programmation d’une lecture par un acteur connu le moyen d’attirer un public en nombre à moindre frais.

Mais bien au delà des questions financières la question de la lecture sur scène divise le monde du théâtre. Si certains la rejettent, nombreux sont les professionnels [de] la scène qui se réjouissent de la renaissance de cet art à part qu’est la lecture."

...

"Pour Patrice Martinet, directeur de l’Athénée Théâtre Louis Jouvet, la lecture représente la facilité. Pour des raisons financières, les théâtres français programment de moins en moins de pièces appelant un nombre important d’acteurs sur les planches.

« Si l’on descend d’un cran, il n’y a plus qu’une seule personne sur scène, et si l’on descend encore d’un cran, il n’y a plus de mise en scène, c’est de la lecture » assène Patrice Martinet."

...

"Pour Daniel Mesguish, directeur du Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique de Paris, la lecture sur scène et le théâtre sont bien différents mais tous deux méritent d’exister et d’être valorisés. Selon lui, la lecture a sa raison d’être car « dans toute écriture il y a une voix, au fond de l’encrier il y a une voix,  et lire un texte à voix haute, c’est l’oxygéner, la ressusciter. »"

Article complet de Salomé Legrand à lire sur CultureKub:

 La lecture sur scène : théâtre au rabais ou art qui renaît ? | theatre sur Culture³

Illustrations Films7 :
Sara Forestier dit Proust sur scène, et Proust lu à la Comédie des Champs-Elysées.





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Thierry Ardisson : j’ai décidé de réaliser un de mes rêves d’enfant : produire des films. C’est un peu mon dernier combat

"...à 60 ans, il entame, comme il dit, son dernier combat :

« produire une dizaine de films pour le cinéma avant de me retirer à 80 ans dans ma maison en Normandie pour écrire des livres d’histoire ».

Laurent Mereu-Boulch, Le Figaro Madame: Qu’est ce qui vous guide aujourd’hui? L’ambition et le gain, comme à vos débuts ?

Thierry Ardisson : Ça fait quarante ans que je fais le tapin. (Il rit.) Il existe quand même une dimension prostitutionnelle dans la pub et à la télévision. Je n’ai jamais renié mon goût pour l’argent. J’aurais pu être très riche, même. Sauf que j’ai toujours refusé de devenir Jacques Séguéla, Alain Ayache ou Michel Drucker. Mon moteur est l’idée de faire absolument quelque chose de ma vie. Ne pas penser que mon existence est utile me détruirait.

Il y a cinq ans, j’ai décidé de réaliser un de mes rêves d’enfant : produire des films. C’est un peu mon dernier combat. Je sais que je ne vais pas vivre jusqu’à 180 ans. Bien sûr, au fond de moi, je me rends bien compte que tout cela est ridicule, qu’à ma mort tout cela sera balayé. Mais je n’ai pas le choix. Je suis issu d’une génération de privilégiés et d’enfants gâtés : celle des baby-boomers. On ne comprend pas pourquoi on devrait mourir et se résigner puisque l’on a toujours tout eu."

Interview complète : Thierry Ardisson, spécimen médiatique - Enquêtes - Lefigaro.fr/madame, l'univers féminin du Figaro.





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Cécile de France : Il ne faut pas croire qu’on vous appelle un jour en disant « tu veux faire ce film ?» que tu dis « oui » et que voilà, c’est fait ! Non, on s’est tous battus pour qu’il existe

"La logique d’une femme qui doit traverser son fantasme pour se libérer dans la réalité" (Cécile de France)

En salles le 20 mai 2009: Où est la main de l'homme sans tête - Un film de Guillaume & Stéphane Malandrin, avec Cécile de France.

-> Bande annonce du film et photos.

Interview CECILE DE FRANCE :

Comment avez-vous rencontré les frères Malandrin ?

Cécile de France : Ça remonte à loin… Ils m’ont contacté via Philippe Kauffmann, que je connaissais depuis l’époque où je jouais SC35C au théâtre à Namur. Ils m’ont envoyé ce scénario très étrange qui s’appelait Où est la main de l’homme sans tête. Je me souviens, j’étais complètement absorbée par ma lecture, à la fois fascinée et horrifiée, et quand j’ai tourné la dernière page, que j’ai lu la dernière ligne, j’ai décroché mon téléphone et j’ai appelé Guillaume Malandrin pour lui dire que j’allais le faire. L’univers était tellement fort, le personnage tellement complexe, le trajet dans les méandres de son cerveau tellement palpitant, que je me suis dit : «c’est un film que je dois faire ». Je venais de tourner L’auberge espagnole.

C’était donc en 2002.

Cécile de France : Je crois qu’ils ont mis six ans à financer leur film… et trois ans à l’écrire… C’est une grossesse de neuf années.

Et le film ne sort que maintenant en Belgique ! Alors que vous avez reçu, pour ce rôle, le Bayard d’Or de la meilleure comédienne au FIFF 2007, il y a déjà deux ans.

Cécile de France : Il ne faut pas croire qu’on vous appelle un jour en disant « tu veux faire ce film ?» que tu dis « oui » et que voilà, c’est fait ! Non, on s’est tous battus pour qu’il existe, avec passion, avec entêtement, avec la conviction que c’était une nécessité, et il faudra se battre jusqu’au bout, jusqu’à sa distribution. C’est vraiment un film très atypique.

Pourquoi "atypique" ?

Cécile de France : C’est un thriller, un film d’angoisse, avec des choses très concrètes : quelqu’un qui disparaît, un méchant, une poursuite, un assassinat, une énigme… et en même temps, c’est le portrait d’un esprit persécuté, quelqu’un qui imagine des choses atroces, notamment sur son propre père. C’est un film mental… Mental mais flippant… un peu comme Rose Mary’s Baby de Polanski, où la fille imagine qu’elle est persécutée par son voisinage qui veut lui prendre son bébé.

Ici, vous imaginez que votre père a tué votre frère !

Cécile de France : Je l’imagine, mais c’est peut-être vrai. Il faut attendre la toute fin du film pour avoir le fin mot de l’histoire. Je ne peux pas en dire plus. Le film est atypique parce qu’il fonctionne sur plusieurs niveaux. Il y a le thriller… et il y a le film mental. Il y a la peur… et il y a l’invention de la peur.

J’ai lu quelque part : « thriller labyrinthique » ?

Cécile de France : Mon personnage s’enferme dans un système qui la conduit à une évidence : son père est un monstre. Elle est la seule à le savoir. Elle doit prendre les choses en mains pour le révéler aux autres. Mais il y a des murs tout autour d’elle.

Les murs que son père a dressés ?

Cécile de France : Et qu’elle a dressés elle-même. Parce qu’elle est quand même responsable de sa propre vie. Quelque part, son angoisse la force à tout faire péter. C’est une question de survie.

Elle descend au fond pour remonter à la surface… C’est pour ça que votre personnage est une plongeuse olympique de dix mètres ?

Cécile de France : Vous avez tout compris… Mais oui, elle n’en peut plus d’être une championne, de toujours tout réussir, de vouloir absolument gagner des médailles.

Comment vous êtes vous préparé physiquement ? Vous n’avez pas eu peur de monter là-haut, sur cette plateforme de dix mètres ? L’ouverture du film est assez époustouflante !

Cécile de France : Je sortais d’Un Secret, sur lequel j’avais travaillé mon rôle de nageuse avec une coach, Gaëlle Cohen. J’ai poursuivi ce travail avec elle. Évidemment, dans le film des frères Malandrin je suis une plongeuse olympique. Il a fallu moderniser mon jeu, et coller au plus près de la gestuelle des plongeuses : leur façon de sortir de l’eau, de s’essuyer, de se positionner au bord du vide, de placer ses mains, de regarder son coach. J’ai aussi beaucoup observé une championne de France, Odile Arboles-Souchon, qui a travaillé avec nous. Après… pour les plongeons de dix mètres, c’est la magie du cinéma. Mais je peux vous dire que la cascadeuse qui fait un plat sur le dos, au début du film, et qui tombe de dix mètres sans aucune protection, juste sa peau ! Ça, c’est pas du cinéma ! Elle s’est juste jeté dans le vide ! j’ai jamais vu ça.

Il paraît que Jean-François Kahn, au festival d’Angoulême, où il était membre du jury, a fait un malaise à ce moment là. Il s’est évanoui dans le cinéma ! Ils ont dû le transporter dehors pour qu’il reprenne ses esprits !

Cécile de France : Le film est oppressant, mais j’insiste : il n’y a pas une goutte de sang ! Tout est dans la suggestion.

Il y a la scène du sac poubelle, quand même !

Cécile de France : Ah oui, c’est vrai. On a très peur à ce moment. Mais rien n’est montré. On ne sait pas qui est dans le sac.

Votre père ? Votre frère ? Votre grand-père ?

Cécile de France : Ou mon chat ? (elle rit)

Ah oui, car votre chat disparaît.

Cécile de France : Tout commence par le chat. Elle cherche son chat. Puis elle cherche son frère qui devait garder son chat. Puis elle cherche son frère. Puis elle tombe sur ce type qui cherche lui-même sa main.

C’est surréaliste !

Cécile de France : Le film a sa logique propre. La logique d’une femme qui doit traverser son fantasme pour se libérer dans la réalité. Tiens, c’est un bon résumé du film...

C’est un aussi film sur l’amour dévorant des parents.

Cécile de France : C’est le sujet principal, je crois. Derrière le thriller et le film mental, y’a encore un étage !

Qui est l’acteur qui joue le méchant ? Cet homme étrange accompagné du manchot ?

Cécile de France : Jacky Lambert. Je ne le connaissais pas. C’est un acteur qui a déjà joué avec les frères Malandrin, dans le film qu’ils ont fait avant. Son personnage a quelque chose d’envoûtant, de fascinant… Il a une étrangeté lynchéenne qui me plaît beaucoup.

Ce personnage est une autre bizarrerie du film. Il y a beaucoup de gens décontenancés par sa présence, son histoire. Qui est-il ? D’où vient-il ? C’est quoi cette histoire de main ?

Cécile de France : J’espère que vous n’attendez pas de réponse !

Donnez-nous une piste.

Cécile de France : Mais c’est lui la piste ! C’est en le suivant qu’elle arrive à son père. C’est finalement beaucoup plus simple qu’on ne croit.

Ulrich Tukur interprète le rôle du père. Il est également très angoissant !

Cécile de France : C’est un grand acteur, Ulrich Tukur. Je l’avais adoré dans Amen de Costa-Gavras, et quand Guillaume et Stéphane m’ont annoncé que c’était lui qui jouerait mon père, j’étais transportée. Il est non seulement très impressionnant, mais il a un charisme incroyable. C’est le genre de personnes dont la proximité vous fait grandir. J’ai eu beaucoup de plaisir à travailler avec lui.

Comment s’est passé le tournage ?

Cécile de France : On a tourné avec une petite équipe, en Belgique, avec un petit budget, dans des conditions parfois assez peu confortables : la nuit, en plein hiver, allongée dans la boue, sous la pluie ! C’était vraiment intense, presque éprouvant, en tout cas unique. Toute l’équipe était hyper investie, avec une passion commune pour le cinéma et la fabrication de ce film. C’était dur, mais artistiquement très riche. Et Guillaume et Stéphane travaillent de façon très complémentaire, avec beaucoup d’attention sur les détails, beaucoup de plaisir dans l’invention. J’adore expérimenter, et eux aussi. On s’est très bien entendu. Je crois qu’on a été assez loin dans la recherche. Il faut aussi dire un mot du petit garçon, Edouard Piessevaux, qui joue mon petit frère, et qui s’est impliqué de toutes ses forces dans le tournage, qui a fait un travail remarquable avec un rôle vraiment pas facile, puisqu’il doit jouer des sentiments complexes, comme la peur, le doute, l’effroi. Mais Stéphane et Guillaume l’ont vraiment bien dirigé, avec beaucoup de fluidité et de tact.

Quand est-ce que le film sort en France ?

Cécile de France : Il faut le leur demander. J’espère que les gens pourront le voir, parce que c’est vraiment un film original. J’aurais été malheureuse de ne pas le tourner. Pour moi, c’est un film nécessaire.

(NB : Sortie France : 20 mai 2009)

Photos et bande annonce du film: Interview Cécile de France - Où est la main de l'homme sans tête - Un film de Guillaume & Stéphane Malandrin | FILMS7 PHOTO VIDEO MUSIC CINEMA BANDES ANNONCES TRAILERS TELEVISION PEOPLE VIDEOBLOG YOUTUBE MYSPACE





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LAURENT BOUHNIK, Q : Le sexe est l’issue... - Présentation du film et casting





--> HELENE ZIMMER : Q LE FILM (Laurent Bouhnik)


Laurent Bouhnik (réalisateur de 24 heures de la vie d’une femme) présente son prochain film, Q, pour lequel il lance un casting recherchant des "acteurs/actrices de 20 à 40 ans professionnels ou amateurs qui acceptent de tourner des scènes avec des actes sexuels non simulés."

Sortie prévue : Mai 2010 - Site officiel du film, présentant le projet et le casting : www.q-lefilm.com

Synopsis

" Dans un paysage social dégradé par une crise économique que traverse le pays, la vie de plusieurs personnes va être bouleversée par la rencontre avec Cécile qui, comme le personnage de "Théorème" de Pasolini, symbolise le désir.

À croire que les sentiments exacerbés dans une époque trouble amènent l'homme à vouloir exprimer sa profonde envie de vivre par une sexualité débridée, et un amour charnel passionné. "

A propos du casting…
Par LAURENCE WAYSER:

"Pour ce film sur le plaisir et le désir, nous recherchons acteurs/actrices de 20 à 40 ans professionnels ou amateurs qui acceptent de tourner des scènes avec des actes sexuels non simulés.

Nous voulons offrir à tous la possibilité de postuler pour les rôles principaux. Amateurs, professionnels venant du théâtre, du cinéma, de la mode, de quelque genre que ce soit ou illustres inconnus qui croient en leur talent. Mais nous ne cherchons ni des gymnastes, ni des obsédés sexuels, et ce n'est pas une star académie du porno.

Ce projet est un vrai film de cinéma et la force du cinéma passe par l'interprétation. Nous cherchons donc pour interpréter les personnages de notre histoire, de vrais comédiens capables de jouer des sentiments, de faire rire, pleurer, d'exciter, capables de faire passer des émotions auprès de spectateurs."

A propos du film… Q

Par LAURENT BOUHNIK, le REALISATEUR

DÉSIR

LAURENT BOUHNIK, FILM Q"Quelle subversion y a t’il à montrer ce que font près de 6 milliards d’individus le soir tombé ?

Le sexe est l’issue probable de toutes les plus belles histoires d’amour. Le sexe est le meilleur moyen d’exprimer cet amour à la personne aimée car enfin, le sexe n’est pas qu’une affaire de plaisir.

Pourquoi certaines femmes, certains hommes couchant avec des rencontres occasionnelles, m’ont avoué qu’il leur est arrivés, au moment crucial de l’orgasme, de se sentir tellement débordant d’amour qu’ils ont crié, hurlé, chuchoté à leur partenaire qu’ils l’aimaient ?

Cela voudrait dire que le partage du plaisir donne une incontrôlable envie d’aimer ? Mais pourquoi, dans la majorité des histoires d’amour, les années affaiblissent le désir entre deux personnes qui s’aiment et vivent ensemble ? La passion serait-elle volage ? Doit-on la réprouver pour cela ? Condamner l’amour à cause de son possible côté éphémère ?

D’ailleurs, y a t’il du désir avant de se sentir amoureux, ou bien est-ce le sentiment qui enflamme le corps ? L’amour est-il le plus efficace des aphrodisiaques ?. En fin de compte, n’y a t’il pas dans tous ces paradoxes une matière extraordinaire pour la création ?

Pourquoi les poètes, les peintres, les écrivains ont pu tremper leurs plumes et leur pinceaux pour décrire, montrer, examiner les corps dans tous leurs états, alors que le cinéma reste très pudibond sur le sujet, provoquant procès sur procès les rares fois où cela a été abordé ?

Le cinéma est il l'Art de la peur ?

PASSION

« Q » est avant tout un film d’amour, un film sur l’amour physique et la perception des sentiments. Pas n’importe quel amour. Cette émotion qui transporte deux personnes et les font chavirer jusqu’à vouloir se fondre, s’emmêler l’un et l’autre jusqu’à s’enchaîner de plaisir. C’est un film sur le désir de s’oublier avec la personne aimée, de se mêler à sa peau, sa sueur, ses humeurs, l’envie de se confondre avec le corps de l’être aimé, de vouloir à travers le plaisir ne faire plus qu’un.

« Q » est un film illustrant un partage idéal, une idée romantique de l’amour, mêlant la chair et le sentiment.

Et parce que je pense qu’il n’y a pas de passion sans sexe, parce qu’il y a un lien étroit entre le sentiment et le corps, où la manière d’exprimer son amour se retrouve dans les gestes de l’amour, dans l’attitude d’un corps par rapport à l’autre, parce qu’il n’y a rien de sale dans l’impudeur, parce qu’il peut y avoir de la beauté dans deux corps qui se cherchent, parce que j’aimerais saisir ces moments intenses où se révèlent l’être dans toute sa nudité, une forme d’honnêteté, parce que je pense trouver de la pureté là où d’autres ne voient que de l’obscénité, parce que mes personnages doivent s’offrir pour recevoir, parce qu’enfin je pense que tout Art ne peut se faire que dans la liberté, « Q » sera un film avant que d’être pornographique.

PROVOCATION

« Notre époque n’est peut-être pas encore mûre pour « entendre et pour « voir. Mais l’espoir justifié de voir venir la maturité est enraciné dans la nécessité. » Wassily Kandinsky

C’est peut-être le moment de crier fort pour se faire entendre.

Aujourd’hui, dans un monde où la plupart des médias étalent et vomissent tout ce qu’il y a de plus superficiel chez l’être humain, où le consommateur a évincé le citoyen, où le temps de pub a remplacé la réflexion, où la peur a plombé l’avenir, où la connaissance a fait place à l’information, où l’image est gangrené par le commerce, où l’être se plonge dans le néant, il est nécessaire de combattre l’apathie générale, le désir contre l’ennui, la vie face à la mort de l’esprit.

Ce siècle sera adulte ou un affreux mausolée."

24 heures de la vie d’une femme - Laurent Bouhnik - Michel Serrault, Berenice Bejo, Agnes Jaoui - STEFAN ZWEIG





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Céline Sallette



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