Godard, Le bon plaisir de Jean-Luc Godard, entretien avec Jean Daive, producteur à France Culture, 20 mai 1995:
Jean Daive: ...dans vos autres films, ça meurt beaucoup.
Godard : - C'est une facilité. C'est parfois transformé formellement, mais c'est une facilité qui vient du romantisme. Tous les philosophes l'ont dit.
- ça meurt pour quoi faire ?
- C'est le plus simple, parce qu'on manque d'éducation, et on croit ça. Mais on est aussi responsable des morts réelles après. Parce que les gens se disent: "Après tout, c'est le plus simple de faire ça, après on sera tranquille." Il y a là un manque de générosité qui est explicable, mais ce sont des morts absolument non nécessaires.
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JEAN-LUC GODARD par JEAN-LUC GODARD,
Editions Cahiers du Cinéma 1998, Tome 2, page 314