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Déprogrammation d’un film israélien (A 5 Heures De Paris) : une décision inique et dangereuse (SOS RACISME)

Si l'on commence à ne plus diffuser les films produits par des pays dont on désapprouve la politique, il ne restera plus beaucoup de films à diffuser...

Déprogrammation d’un film israélien : une décision inique et dangereuse

Communiqué de SOS RACISME

"SOS Racisme tient à exprimer sa consternation et son indignation suite à la décision du réseau de salles d’art et d’essai Utopia de déprogrammer le film israélien « A cinq heures de Paris ». En prenant le prétexte du raid de l’armée israélienne pour prendre une telle décision, Utopia joue de tous les amalgames, si dangereux dans cette période. Et ce d’autant plus s’agissant d’une décision frappant un film sans aucun rapport avec les évènements tragiques de ces derniers jours, laissant sous-entendre, en une approche douteuse, qu’une responsabilité collective pèserait sur les Israéliens du fait des agissements de l’armée de l’Etat d’Israël. Ce genre d’amalgames n’est finalement pas très éloigné de celui consistant à faire peser une responsabilité collective sur les Juifs dès qu’un évènement frappant les Palestiniens ou leurs soutiens se déroule au Proche-Orient.

L’art a pour utilité de rapprocher les peuples, et les espaces où il s’exprime n’ont pas vocation à devenir de douteuses tribunes politiques.

SOS Racisme appelle Utopia à être à la hauteur de sa vocation de réseau d’art et d’essai et de revenir sans tarder sur cette décision stupéfiante."



Bande-annonce du film A 5 Heures De Paris




A 5 Heures De Paris
Date de sortie cinéma : 23 juin 2010

Réalisé par Leonid Prudovsky
Avec Vladimir Friedman, Dror Keren, Dorit Lev-Ari, plus

Titre original : Hamesh Shaot me'Pariz
Long-métrage israélien
Durée : 01h30min Année de production : 2009
Distributeur : Memento Films Distribution

Producteur exécutif Léon Edery
Producteur Haim Mecklberg
Productrice Estee Yacov-Mecklberg
Producteur exécutif Moshe Edery
Scénariste Erez Kav-El
Scénariste Leonid Prudovsky
Compositeur Gavriel Ben-Podah
Directeur de la photographie Giora Bejach
Monteur Evgeny Ruman
Ingénieur du son Israel David

Synopsis : A seulement 5 heures de vol de Paris, dans la banlieue de Tel-Aviv, deux solitaires se rencontrent. Lui est chauffeur de taxi. Elle est professeur de piano. Lui n’a jamais quitté Israël, elle est en transit entre deux pays. Lui a délaissé toute ambition, elle a abandonné ses illusions. Tout deux redoutent l’avion qui les attend : il a la phobie des airs et doit pourtant s’envoler pour Paris où sera célébrée dans quelques jours la bar-mitsva de son fils, elle ne sait plus si elle doit prendre l’avion qui l’emmènera au Canada où son mari doit s’installer. Leur histoire d’amour est-elle une simple escale sans lendemain ou le point de départ d’une nouvelle vie ?





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Lionel Baier : Ils trouvaient mon scénario pas assez rond. Ce que je revendique comme une place laissée au travail de la mise en scène

Un Autre Homme, film de Lionel Baier
avec Robin Harsch, Natacha Koutchoumov et Elodie Weber
Au cinéma le 6 mai 2009

---> A voir: Bande annonce du film Un Autre Homme, critiques et photos

L'INTERVIEW du réalisateur, Lionel Baier

"Pouvez nous parler de la genèse de «Un autre homme»?

Comme souvent, l’origine du projet est multiple et remonte assez loin dans le temps. Il y a le souvenir très fort (et formateur) de la lecture de «Bel-Ami» de Maupassant à l’adolescence, celui de la découverte de «La vie meurtrière» écrit par le peintre Félix Vallotton il y a quelques années, l’envie de tourner avec Robin Harsch et d’offrir à Natacha Koutchoumov un rôle foncièrement différent de ce qu’elle avait fait dans «Garçon stupide» et «Comme des voleurs». Quelques jours passés à la Vallée de Joux durant l’été 2006 ont cristallisé ces désirs en un film-lieu.

Comment définiriez-vous ce long métrage en quelques mots?

Pour moi, c’est un conte cruel. Ou un petit poème en prose. J’ai cherché à ce qu’il soit visuellement proche d’une gravure de Vallotton, avec des noirs et des blancs très marqués, des sentiments très tranchés. Et un cadre proche de la vignette.

Pourquoi avez-vous choisi le milieu de la critique cinématographique
comme toile de fond?

Mon initiation au cinéma s’est faite aussi bien par les cinéastes que par les critiques. Quelqu’un comme Serge Daney est aussi marquant dans ma cinéphilie que la découverte de Sirk ou Truffaut. Il m’a permis de mettre des mots sur du ressenti, des impressions. Je crois que j’aurais voulu être critique dans le fond! Mais c’est une trop grande responsabilité intellectuelle pour moi. Et puis, le cinéma est un art populaire. Chaque spectateur connaît et comprend l’objet qui est jugé, à savoir un film. Il peut donc faire fonctionner son échelle de valeur.
J’ai d’autres projets qui se déroulent dans le monde de la presse. J’aime l’idée que ce sont les médias qui moralisent aujourd’hui et non plus l’église.

Parlez-nous de la distribution des rôles

Robin Harsch est avant tout un réalisateur de talent. Je l’ai connu quand j’ai pris le poste de responsable du département cinéma à l’ECAL. Il était étudiant. Nous nous sommes tout de suite reconnus comme appartenant à la même famille de cinéma. Robin joue dans ses courts métrages qui sont plutôt des comédies. Moi, j’avais très envie d’exploiter son corps à l’écran. Je trouve qu’il a un centre de gravité très bas, dans les jambes. Il est très proche de la terre, avec un physique sec, nerveux. C’était un parfait renard!

C’est ma troisième collaboration avec Natacha Koutchoumov. Dans ce film, nous nous sommes amusés à lui construire un personnage d’oiseau de proie, haute perchée. Je voulais que ce soit une femme phallique, tout en hauteur. Elle a déployé des trésors d’inventivité pour donner à Rosa une complexité qui la rend attachante. Dans «un autre homme», elle donne à voir quelque chose de complètement nouveau. Ce qui est rare au cinéma.

Pour le rôle de Christine, j’ai choisi Elodie Weber parce que je voulais que la compagne de François Robin soit à sa hauteur, qu’ils aient presque la même taille, mais qu’en même temps la fille domine largement le couple. Je suis immédiatement tombé sous le charme du phrasé un peu traînant d’Elodie. Son jeu n’est pas dans l’air du temps, parce qu’il est anti-naturaliste. J’adore ça.

Et Bulle Ogier?

À la fin du film, je voulais que François Robin rencontre le cinéma «en chair et en os», qu’il soit passé de l’écran aux mots, puis à la chair. De par sa carrière exceptionnelle, Bulle Ogier est bien plus qu’une actrice. Elle a prêté son talent à quelques-uns des plus grands cinéastes du XXe siècle. Elle incarne pour moi le cinéma européen dans ce qu’il a de meilleur. L’avoir devant ma caméra quelques heures a été un cadeau formidable de sa part. Et c’était aussi l’occasion de faire un clin d’oeil à «La Salamandre» d’Alain Tanner.

Pouvez vous nous parler du tournage?

Il ressemblait un peu à la prise de Fort Alamo par une bande d’indiens! Nous avons tourné «un autre homme» en catimini, motivés par notre plaisir et notre envie. Dans la neige, dans des chambres d’hôtel louées à la journée ou chez les acteurs eux-mêmes. Ça a été un moment très heureux et énergisant. J’avais l’impression que nous nous étions échappés d’une colo de ski pour partir à l’assaut de la montagne. Je filmais moi-même, les comédiens géraient tout seuls leurs costumes et accessoires. Certains postes étaient tenus par des étudiant-e-s de l’ECAL qui posaient plein de questions et remettaient tout en cause. Nous avons essayé plein de choses. C’était formidable de voir le cinéma se faire et se défaire en temps réel. Les fonctionnaires du cinéma suisse (Office fédéral de la culture) n’ont rien compris à ma démarche. Ils trouvaient mon scénario pas assez rond. Ce que je revendique comme une place laissée au travail de la mise en scène. Et puis, comme ils sont dogmatiques, ils pensaient que ce n’était pas bien pour moi comme réalisateur de ne pas faire des films avec «une vraie équipe» de cinéma. Voir avec de vrais acteurs…
Finalement, je pense que leur incompétence et leur méconnaissance de toute forme de cinéma qui sort un peu de la norme m’a donné «du muscle», comme disait Daniel Schmid.

Comment «un autre homme» s’inscrit-il dans votre filmographie?

Pour moi, c’est mon film le plus personnel, bien que je n’y apparaisse pas et qu’il ne s’appuie pas sur mon vécu. Par contre, il développe des thèmes qui me sont chers comme l’imposture, la sexualité, la confusion des genres. J’ai essayé de filmer les hommes comme on filmait les femmes dans les films noirs des années 50 et 60. Avec une sorte de violence assez érotique.
On mettait à mal leur féminité pour en exacerber les atouts. J’ai essayé de faire de même avec le corps d’un homme.
Comme pour mes deux films précédents, j’ai essayé de laisser le film prendre contrôle sur la réalité, afin que celle-ci disparaisse au profit du cinéma. J’aime l’idée que le spectateur soit bousculé par moment entre les différents niveaux de récits: passer de quelque chose de très symbolique, puis le transformer en un fait réel pour les personnages.
Je travaille actuellement sur 3 projets de films. Certains coûteront chers, d’autres moins. Ce n’est pas le pognon injecté dans un long métrage qui en détermine l’importance pour son auteur. J’espère avoir l’occasion de truffer ma filmographie à venir de films aussi importants et légers dans leur mode de production que «Un autre homme»."

Propos recueillis par David Grand

Bande annonce du film et photos: Un Autre Homme, film de Lionel Baier avec Robin Harsch, Natacha Koutchoumov et Elodie Weber | FILMS7 PHOTO VIDEO MUSIC CINEMA BANDES ANNONCES TRAILERS TELEVISION PEOPLE VIDEOBLOG YOUTUBE MYSPACE




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Cécile de France : Il ne faut pas croire qu’on vous appelle un jour en disant « tu veux faire ce film ?» que tu dis « oui » et que voilà, c’est fait ! Non, on s’est tous battus pour qu’il existe

"La logique d’une femme qui doit traverser son fantasme pour se libérer dans la réalité" (Cécile de France)

En salles le 20 mai 2009: Où est la main de l'homme sans tête - Un film de Guillaume & Stéphane Malandrin, avec Cécile de France.

-> Bande annonce du film et photos.

Interview CECILE DE FRANCE :

Comment avez-vous rencontré les frères Malandrin ?

Cécile de France : Ça remonte à loin… Ils m’ont contacté via Philippe Kauffmann, que je connaissais depuis l’époque où je jouais SC35C au théâtre à Namur. Ils m’ont envoyé ce scénario très étrange qui s’appelait Où est la main de l’homme sans tête. Je me souviens, j’étais complètement absorbée par ma lecture, à la fois fascinée et horrifiée, et quand j’ai tourné la dernière page, que j’ai lu la dernière ligne, j’ai décroché mon téléphone et j’ai appelé Guillaume Malandrin pour lui dire que j’allais le faire. L’univers était tellement fort, le personnage tellement complexe, le trajet dans les méandres de son cerveau tellement palpitant, que je me suis dit : «c’est un film que je dois faire ». Je venais de tourner L’auberge espagnole.

C’était donc en 2002.

Cécile de France : Je crois qu’ils ont mis six ans à financer leur film… et trois ans à l’écrire… C’est une grossesse de neuf années.

Et le film ne sort que maintenant en Belgique ! Alors que vous avez reçu, pour ce rôle, le Bayard d’Or de la meilleure comédienne au FIFF 2007, il y a déjà deux ans.

Cécile de France : Il ne faut pas croire qu’on vous appelle un jour en disant « tu veux faire ce film ?» que tu dis « oui » et que voilà, c’est fait ! Non, on s’est tous battus pour qu’il existe, avec passion, avec entêtement, avec la conviction que c’était une nécessité, et il faudra se battre jusqu’au bout, jusqu’à sa distribution. C’est vraiment un film très atypique.

Pourquoi "atypique" ?

Cécile de France : C’est un thriller, un film d’angoisse, avec des choses très concrètes : quelqu’un qui disparaît, un méchant, une poursuite, un assassinat, une énigme… et en même temps, c’est le portrait d’un esprit persécuté, quelqu’un qui imagine des choses atroces, notamment sur son propre père. C’est un film mental… Mental mais flippant… un peu comme Rose Mary’s Baby de Polanski, où la fille imagine qu’elle est persécutée par son voisinage qui veut lui prendre son bébé.

Ici, vous imaginez que votre père a tué votre frère !

Cécile de France : Je l’imagine, mais c’est peut-être vrai. Il faut attendre la toute fin du film pour avoir le fin mot de l’histoire. Je ne peux pas en dire plus. Le film est atypique parce qu’il fonctionne sur plusieurs niveaux. Il y a le thriller… et il y a le film mental. Il y a la peur… et il y a l’invention de la peur.

J’ai lu quelque part : « thriller labyrinthique » ?

Cécile de France : Mon personnage s’enferme dans un système qui la conduit à une évidence : son père est un monstre. Elle est la seule à le savoir. Elle doit prendre les choses en mains pour le révéler aux autres. Mais il y a des murs tout autour d’elle.

Les murs que son père a dressés ?

Cécile de France : Et qu’elle a dressés elle-même. Parce qu’elle est quand même responsable de sa propre vie. Quelque part, son angoisse la force à tout faire péter. C’est une question de survie.

Elle descend au fond pour remonter à la surface… C’est pour ça que votre personnage est une plongeuse olympique de dix mètres ?

Cécile de France : Vous avez tout compris… Mais oui, elle n’en peut plus d’être une championne, de toujours tout réussir, de vouloir absolument gagner des médailles.

Comment vous êtes vous préparé physiquement ? Vous n’avez pas eu peur de monter là-haut, sur cette plateforme de dix mètres ? L’ouverture du film est assez époustouflante !

Cécile de France : Je sortais d’Un Secret, sur lequel j’avais travaillé mon rôle de nageuse avec une coach, Gaëlle Cohen. J’ai poursuivi ce travail avec elle. Évidemment, dans le film des frères Malandrin je suis une plongeuse olympique. Il a fallu moderniser mon jeu, et coller au plus près de la gestuelle des plongeuses : leur façon de sortir de l’eau, de s’essuyer, de se positionner au bord du vide, de placer ses mains, de regarder son coach. J’ai aussi beaucoup observé une championne de France, Odile Arboles-Souchon, qui a travaillé avec nous. Après… pour les plongeons de dix mètres, c’est la magie du cinéma. Mais je peux vous dire que la cascadeuse qui fait un plat sur le dos, au début du film, et qui tombe de dix mètres sans aucune protection, juste sa peau ! Ça, c’est pas du cinéma ! Elle s’est juste jeté dans le vide ! j’ai jamais vu ça.

Il paraît que Jean-François Kahn, au festival d’Angoulême, où il était membre du jury, a fait un malaise à ce moment là. Il s’est évanoui dans le cinéma ! Ils ont dû le transporter dehors pour qu’il reprenne ses esprits !

Cécile de France : Le film est oppressant, mais j’insiste : il n’y a pas une goutte de sang ! Tout est dans la suggestion.

Il y a la scène du sac poubelle, quand même !

Cécile de France : Ah oui, c’est vrai. On a très peur à ce moment. Mais rien n’est montré. On ne sait pas qui est dans le sac.

Votre père ? Votre frère ? Votre grand-père ?

Cécile de France : Ou mon chat ? (elle rit)

Ah oui, car votre chat disparaît.

Cécile de France : Tout commence par le chat. Elle cherche son chat. Puis elle cherche son frère qui devait garder son chat. Puis elle cherche son frère. Puis elle tombe sur ce type qui cherche lui-même sa main.

C’est surréaliste !

Cécile de France : Le film a sa logique propre. La logique d’une femme qui doit traverser son fantasme pour se libérer dans la réalité. Tiens, c’est un bon résumé du film...

C’est un aussi film sur l’amour dévorant des parents.

Cécile de France : C’est le sujet principal, je crois. Derrière le thriller et le film mental, y’a encore un étage !

Qui est l’acteur qui joue le méchant ? Cet homme étrange accompagné du manchot ?

Cécile de France : Jacky Lambert. Je ne le connaissais pas. C’est un acteur qui a déjà joué avec les frères Malandrin, dans le film qu’ils ont fait avant. Son personnage a quelque chose d’envoûtant, de fascinant… Il a une étrangeté lynchéenne qui me plaît beaucoup.

Ce personnage est une autre bizarrerie du film. Il y a beaucoup de gens décontenancés par sa présence, son histoire. Qui est-il ? D’où vient-il ? C’est quoi cette histoire de main ?

Cécile de France : J’espère que vous n’attendez pas de réponse !

Donnez-nous une piste.

Cécile de France : Mais c’est lui la piste ! C’est en le suivant qu’elle arrive à son père. C’est finalement beaucoup plus simple qu’on ne croit.

Ulrich Tukur interprète le rôle du père. Il est également très angoissant !

Cécile de France : C’est un grand acteur, Ulrich Tukur. Je l’avais adoré dans Amen de Costa-Gavras, et quand Guillaume et Stéphane m’ont annoncé que c’était lui qui jouerait mon père, j’étais transportée. Il est non seulement très impressionnant, mais il a un charisme incroyable. C’est le genre de personnes dont la proximité vous fait grandir. J’ai eu beaucoup de plaisir à travailler avec lui.

Comment s’est passé le tournage ?

Cécile de France : On a tourné avec une petite équipe, en Belgique, avec un petit budget, dans des conditions parfois assez peu confortables : la nuit, en plein hiver, allongée dans la boue, sous la pluie ! C’était vraiment intense, presque éprouvant, en tout cas unique. Toute l’équipe était hyper investie, avec une passion commune pour le cinéma et la fabrication de ce film. C’était dur, mais artistiquement très riche. Et Guillaume et Stéphane travaillent de façon très complémentaire, avec beaucoup d’attention sur les détails, beaucoup de plaisir dans l’invention. J’adore expérimenter, et eux aussi. On s’est très bien entendu. Je crois qu’on a été assez loin dans la recherche. Il faut aussi dire un mot du petit garçon, Edouard Piessevaux, qui joue mon petit frère, et qui s’est impliqué de toutes ses forces dans le tournage, qui a fait un travail remarquable avec un rôle vraiment pas facile, puisqu’il doit jouer des sentiments complexes, comme la peur, le doute, l’effroi. Mais Stéphane et Guillaume l’ont vraiment bien dirigé, avec beaucoup de fluidité et de tact.

Quand est-ce que le film sort en France ?

Cécile de France : Il faut le leur demander. J’espère que les gens pourront le voir, parce que c’est vraiment un film original. J’aurais été malheureuse de ne pas le tourner. Pour moi, c’est un film nécessaire.

(NB : Sortie France : 20 mai 2009)

Photos et bande annonce du film: Interview Cécile de France - Où est la main de l'homme sans tête - Un film de Guillaume & Stéphane Malandrin | FILMS7 PHOTO VIDEO MUSIC CINEMA BANDES ANNONCES TRAILERS TELEVISION PEOPLE VIDEOBLOG YOUTUBE MYSPACE





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Il est vrai que le cinéma français demande souvent à ses jeunes actrices une grande disponibilité corporelle

"...convertie depuis près de 10 ans à la religion musulmane, [Sophie Guillemin] refuse maintenant toute scène d’amour ou de baiser. Le portrait que Libération a publié cette semaine confirme que le choix de l'actrice « élimine d’office 80 % des rôles auxquels elle pourrait prétendre».

Si Sophie Guillemin souhaite poursuivre sa carrière dans le cinéma (elle s’apprête notamment à réaliser un court-métrage), elle risque de lutter pour trouver des rôles intéressants. Il est vrai que le cinéma français demande souvent à ses jeunes actrices une grande disponibilité corporelle.

Peut-on mener en France une florissante carrière d'actrice sans tourner de scènes de baiser ou de nudité ? "

Source: Ecrans (Fluctuat) Sophie Guillemin ou les contraintes de ne plus tourner nue

PHOTO : SOPHIE GUILLEMIN dans UN CHAT UN CHAT, de SOPHIE FILLIERES, avec Chiara Mastroianni

(voir la bande annonce)





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Isabelle Adjani : je ne sais pas comment j'aurais vécu ma vie amoureuse si je n'avais pas lu «la Princesse de Clèves»

Nouvel Observateur - La modernité, c'est la jupe ou le pantalon ?

ISABELLE ADJANI : Féminité égale pute c'est embêtantIsabelle Adjani. - Ce fut le pantalon, c'est devenu la jupe. On est loin des acquis féministes. On est dans la nécessité de revenir à une féminité vivable. Féminine égale pute, c'est quand même embêtant. C'était inimaginable avant le phénomène de l'intégrisme islamique. Il est étrange que le pantalon soit vécu comme un voile.

...

N. O. - Vos élèves dans le film restent sourds aux charmes de Molière. Que vous inspire la frigidité du président la République pour «la Princesse de Clèves» ?

Isabelle Adjani. - Voyez mon accablement... Tant pis pour lui. Si Carla Bruni pouvait lui lire ce livre chaque soir au coin du feu sur un air de guitare... Personnellement, je ne sais pas comment j'aurais vécu ma vie amoureuse si je n'avais pas lu «la Princesse de Clèves».

[--> Le texte intégral de Madame de La Fayette : La Princesse de Clèves

--> La version audio gratuite : La Princesse de Clèves livre audio]

...

N. O. - Pour parler d'une rumeur moins tragique, qu'est- ce que c'est que ce maquillage que vous portiez à la cérémonie des Globes de Cristal (--> voir vidéo) ?

Isabelle Adjani. - Vous voulez l'histoire de l'histoire ? Jean-Paul Lilienfeld et moi venions recevoir la Pépite de Cristal pour «la Journée de la jupe». C'était au Lido, dans un climat déjanté. Jean-Luc Delarue, par son attitude étrange, plongeait ses invités dans un état de sidération. Jusqu'à parler de ses lolos à Yamina Benguigui... Jean-Paul Lilienfeld me dit : «Delarue ne fait pas dans la dentelle.» La maquilleuse me dit : «Je sais faire des maquillages en dentelle.» Jean-Paul décide de se mettre en jupe, il trouve un vieux jupon. Je dis à la maquilleuse : «Soit, faisons dans la dentelle.» Ce maquillage, ce n'était rien qui mérite de s'y attarder. Un petit truc kitsch, pop, funky, au Lido. Je me suis rendu compte que je n'étais pas Björk. Je n'ai même pas le droit de m'amuser. Je le prends comme un indicateur de l'imaginaire social. Dans la salle, un ami a failli casser la figure à son voisin parce qu'il disait : «Oh, ça va, on les connaît ses origines, c'est pas la peine qu'elle se foute du henné sur la gueule...» Et, avec tout ça, le jupon de Jean-Paul est resté inaperçu.

Entretien complet:

Fabrice Pliskin
Le Nouvel Observateur - 2315 - 19/03/2009

Le coup de boule d'Adjani

Bande annonce:

LA JOURNEE DE LA JUPE - SUR ARTE ET AU CINEMA - VIDEO BANDE ANNONCE - ISABELLE ADJANI - JEAN-PAUL LILIENFELD





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STEPHANE ARNOUX (Nos désirs font désordre) : un pied de nez au cinéma: c'est possible de faire un film avec pas d'argent

Un documentaire d'Aurélie NADLER: Cigales et fouRMIs

Au sein du tournage de "Nos désirs font désordre", premier long métrage de Stéphane Arnoux (Sortie en salles : le 25 mars).

réalisé dans des conditions précaires, une caméra se déplace pour recueillir les expériences, témoignages et réflexions de l'équipe.

Les conditions de tournage reposent entièrement sur la solidarité financière et professionnelle d'une vingtaine de personnes, âgées de vingt à trente ans, venues d'horizons divers mais partageant tous certaines caractéristiques :

l'envie de travailler ensemble à l'élaboration d'un projet artistique; une situation de précarité professionnelle non résolue; le refus et la difficulté de se soumettre aux critères imposés par une société libérale qui les classe aujourd'hui parmi les inutiles ou les improductifs.

Au fil des propos recueillis, confrontés aux situations vécues au jour le jour durant la courte durée du tournage, des liens se tissent et des thèmes reviennent. L'unicité de la situation vécue par le groupe dans l'effervescence d'un film dont les problématiques sont précisément celles de la créativité précaire, est racontée à travers un regard subjectif, une "caméra humaine" qui tente d'en percevoir les enjeux, les fragilités, et les questionnements.

AURELIE NADLER : Cigales et fouRMIs - Au sein du tournage de NOS DESIRS FONT DESORDRE de STEPHANE ARNOUX

BANDE ANNONCE - NOS DESIRS FONT DESORDRE

Un long métrage de Stéphane Arnoux

Produit par Les Films à Fleur de Peau

coproduit par Phineas Production

Distribution Les Films à Fleur de Peau

Scénario et réalisation Stéphane Arnoux

Producteur délégué Franck Llopis

Coproducteur Stéphane Arnoux

Musique originale Serge Teyssot-Gay et Khaled AlJaramani

Directrice de production Manuella Braun

Assistantes à la réalisation Diane Antakli, Aliénor Bouvier

Image Stéphane Arnoux

Assisté de Manuella Braun, Clément Follain, Antoine Chevalley

Chef opérateur du son Antoine Chevalley

Stagiaires son Gilles Roche, Gautier Gaye

Accessoiriste Sophie Jayez

Régie Ana Florit, Gaëlle Amour, Alexandra Fritz

Montage Stéphane Arnoux, avec la collaboration de Thierry Derocles

Stagiaires montage Flore Labrot, Gaëlle Amour

Réalisatrice making-of Aurélie Nadler

Bandes-annonces Carine Allennbach, Manuella Braun

Photos, affiche Clément Follain

Avec:

NADIA Saïda Djoudi
PIERROT Damien Pottier
MANUELLA Fabiana Belot
LÉO Flore Labrot
LOUISE Mélody Maloux
EVA Maria de la Bastida
JEANNE Célia Sarrasin
MARION Cindy Feroc
FABRICE Gilles Roche
MATHIEU Stéphane Arnoux
ANTOINE Gautier Gaye
LES ETUDIANTES Aliénor Bouvier, Alexandra Fritz, Ana Florit
LES DRAGUEURS Vincent Mermé, Ralph Balez

La voix du casting Romain Neuillet
Le voleur de scooter Alain Roche
La caissière Nathalie Bâton

Synopsis

Des jeunes gens, étudiants, travailleurs, chômeurs, artistes ou militants, s’apprêtent à passer ensemble un week-end à la mer. Le voyage et les conflits qu’ils traversent révèlent les désirs, les espoirs et les peurs d’une génération sacrifiée, précarisée, forcée de résister.

Some young people, workers, jobless, students, artists or militants, are going to spend together a week-end at the sea. The trip and their conflicts reveal the desires, hope and fears of an unsecured and sacrificed generation, close to uprising.





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Céline Sallette



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