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ROBERT BRESSON : tourner pour découvrir la matière dont ils sont faits, ce coeur du coeur

ROBERT BRESSON UNE FEMME DOUCE DOMINIQUE SANDA

ROBERT BRESSON UNE FEMME DOUCE DOMINIQUE SANDA

La femme : "C'est la même matière première pour tous, mais arrangée différemment.
Pour une souris, pour un éléphant, pour un homme."

ROBERT BRESSON UNE FEMME DOUCE DOMINIQUE SANDA GUY FRANGIN

L'homme : "Tu avais raison, c'est les mêmes matières premières pour tous, c'est extraordinaire."

Dominique Sanda & Guy Frangin, UNE FEMME DOUCE, ROBERT BRESSON

"Ne pas tourner pour illustrer une thèse, ou pour montrer des hommes et des femmes arrêtés à leur aspect extérieur, mais pour découvrir la matière dont ils sont faits.

Atteindre ce "coeur du coeur", qui ne se laisse prendre ni par la poésie, ni par la philosophie, ni par la dramaturgie."

Robert Bresson, Notes sur le cinématographe





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Lionel Baier : Ils trouvaient mon scénario pas assez rond. Ce que je revendique comme une place laissée au travail de la mise en scène

Un Autre Homme, film de Lionel Baier
avec Robin Harsch, Natacha Koutchoumov et Elodie Weber
Au cinéma le 6 mai 2009

---> A voir: Bande annonce du film Un Autre Homme, critiques et photos

L'INTERVIEW du réalisateur, Lionel Baier

"Pouvez nous parler de la genèse de «Un autre homme»?

Comme souvent, l’origine du projet est multiple et remonte assez loin dans le temps. Il y a le souvenir très fort (et formateur) de la lecture de «Bel-Ami» de Maupassant à l’adolescence, celui de la découverte de «La vie meurtrière» écrit par le peintre Félix Vallotton il y a quelques années, l’envie de tourner avec Robin Harsch et d’offrir à Natacha Koutchoumov un rôle foncièrement différent de ce qu’elle avait fait dans «Garçon stupide» et «Comme des voleurs». Quelques jours passés à la Vallée de Joux durant l’été 2006 ont cristallisé ces désirs en un film-lieu.

Comment définiriez-vous ce long métrage en quelques mots?

Pour moi, c’est un conte cruel. Ou un petit poème en prose. J’ai cherché à ce qu’il soit visuellement proche d’une gravure de Vallotton, avec des noirs et des blancs très marqués, des sentiments très tranchés. Et un cadre proche de la vignette.

Pourquoi avez-vous choisi le milieu de la critique cinématographique
comme toile de fond?

Mon initiation au cinéma s’est faite aussi bien par les cinéastes que par les critiques. Quelqu’un comme Serge Daney est aussi marquant dans ma cinéphilie que la découverte de Sirk ou Truffaut. Il m’a permis de mettre des mots sur du ressenti, des impressions. Je crois que j’aurais voulu être critique dans le fond! Mais c’est une trop grande responsabilité intellectuelle pour moi. Et puis, le cinéma est un art populaire. Chaque spectateur connaît et comprend l’objet qui est jugé, à savoir un film. Il peut donc faire fonctionner son échelle de valeur.
J’ai d’autres projets qui se déroulent dans le monde de la presse. J’aime l’idée que ce sont les médias qui moralisent aujourd’hui et non plus l’église.

Parlez-nous de la distribution des rôles

Robin Harsch est avant tout un réalisateur de talent. Je l’ai connu quand j’ai pris le poste de responsable du département cinéma à l’ECAL. Il était étudiant. Nous nous sommes tout de suite reconnus comme appartenant à la même famille de cinéma. Robin joue dans ses courts métrages qui sont plutôt des comédies. Moi, j’avais très envie d’exploiter son corps à l’écran. Je trouve qu’il a un centre de gravité très bas, dans les jambes. Il est très proche de la terre, avec un physique sec, nerveux. C’était un parfait renard!

C’est ma troisième collaboration avec Natacha Koutchoumov. Dans ce film, nous nous sommes amusés à lui construire un personnage d’oiseau de proie, haute perchée. Je voulais que ce soit une femme phallique, tout en hauteur. Elle a déployé des trésors d’inventivité pour donner à Rosa une complexité qui la rend attachante. Dans «un autre homme», elle donne à voir quelque chose de complètement nouveau. Ce qui est rare au cinéma.

Pour le rôle de Christine, j’ai choisi Elodie Weber parce que je voulais que la compagne de François Robin soit à sa hauteur, qu’ils aient presque la même taille, mais qu’en même temps la fille domine largement le couple. Je suis immédiatement tombé sous le charme du phrasé un peu traînant d’Elodie. Son jeu n’est pas dans l’air du temps, parce qu’il est anti-naturaliste. J’adore ça.

Et Bulle Ogier?

À la fin du film, je voulais que François Robin rencontre le cinéma «en chair et en os», qu’il soit passé de l’écran aux mots, puis à la chair. De par sa carrière exceptionnelle, Bulle Ogier est bien plus qu’une actrice. Elle a prêté son talent à quelques-uns des plus grands cinéastes du XXe siècle. Elle incarne pour moi le cinéma européen dans ce qu’il a de meilleur. L’avoir devant ma caméra quelques heures a été un cadeau formidable de sa part. Et c’était aussi l’occasion de faire un clin d’oeil à «La Salamandre» d’Alain Tanner.

Pouvez vous nous parler du tournage?

Il ressemblait un peu à la prise de Fort Alamo par une bande d’indiens! Nous avons tourné «un autre homme» en catimini, motivés par notre plaisir et notre envie. Dans la neige, dans des chambres d’hôtel louées à la journée ou chez les acteurs eux-mêmes. Ça a été un moment très heureux et énergisant. J’avais l’impression que nous nous étions échappés d’une colo de ski pour partir à l’assaut de la montagne. Je filmais moi-même, les comédiens géraient tout seuls leurs costumes et accessoires. Certains postes étaient tenus par des étudiant-e-s de l’ECAL qui posaient plein de questions et remettaient tout en cause. Nous avons essayé plein de choses. C’était formidable de voir le cinéma se faire et se défaire en temps réel. Les fonctionnaires du cinéma suisse (Office fédéral de la culture) n’ont rien compris à ma démarche. Ils trouvaient mon scénario pas assez rond. Ce que je revendique comme une place laissée au travail de la mise en scène. Et puis, comme ils sont dogmatiques, ils pensaient que ce n’était pas bien pour moi comme réalisateur de ne pas faire des films avec «une vraie équipe» de cinéma. Voir avec de vrais acteurs…
Finalement, je pense que leur incompétence et leur méconnaissance de toute forme de cinéma qui sort un peu de la norme m’a donné «du muscle», comme disait Daniel Schmid.

Comment «un autre homme» s’inscrit-il dans votre filmographie?

Pour moi, c’est mon film le plus personnel, bien que je n’y apparaisse pas et qu’il ne s’appuie pas sur mon vécu. Par contre, il développe des thèmes qui me sont chers comme l’imposture, la sexualité, la confusion des genres. J’ai essayé de filmer les hommes comme on filmait les femmes dans les films noirs des années 50 et 60. Avec une sorte de violence assez érotique.
On mettait à mal leur féminité pour en exacerber les atouts. J’ai essayé de faire de même avec le corps d’un homme.
Comme pour mes deux films précédents, j’ai essayé de laisser le film prendre contrôle sur la réalité, afin que celle-ci disparaisse au profit du cinéma. J’aime l’idée que le spectateur soit bousculé par moment entre les différents niveaux de récits: passer de quelque chose de très symbolique, puis le transformer en un fait réel pour les personnages.
Je travaille actuellement sur 3 projets de films. Certains coûteront chers, d’autres moins. Ce n’est pas le pognon injecté dans un long métrage qui en détermine l’importance pour son auteur. J’espère avoir l’occasion de truffer ma filmographie à venir de films aussi importants et légers dans leur mode de production que «Un autre homme»."

Propos recueillis par David Grand

Bande annonce du film et photos: Un Autre Homme, film de Lionel Baier avec Robin Harsch, Natacha Koutchoumov et Elodie Weber | FILMS7 PHOTO VIDEO MUSIC CINEMA BANDES ANNONCES TRAILERS TELEVISION PEOPLE VIDEOBLOG YOUTUBE MYSPACE




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N'encombrez plus le réseau ! Terminé ! - Dien Bien Phu - Interview de Pierre Schoendoerffer

"N'encombrez plus le réseau ! Terminé !"

- Dien Bien Phu - Pierre Schoendoerffer

Interview de Pierre Schoendoerffer concernant DIEN BIEN PHU

Pourquoi avez-vous fait un film sur la bataille de Dien Bien Phu ?

Pierre Schoendoerffer : Dien Bien Phu est une défaite. La plus grande défaite militaire française outre-mer depuis Montcalm devant Québec en 1759. Je n'ai aucun goût pour les défaites. Je connais trop le cortège de honte, d'humiliation, d'amertume, de désespoir, de lâche soulagement aussi, qui les escorte. Cela n'était pas mon propos en faisant ce film, croyez-moi. Non, Dien Bien Phu, c'est autre chose. Dien Bien Phu, c'est le moment fatidique de la fin d'une ère, un adieu déchirant à une époque, à une certaine idée révolue de la France du Grand Large, à son rôle, à sa place dans le monde, à son héritage du XVIIIème et du XIXeme siècle, à un certain rêve français.

Là encore, mon propos n'est pas de porter un jugement sur ce passé, je ne fais ici que le constater. Dien Bien Phu est la dernière bataille livrée par la France avec les soldats de son vieil empire colonial moribond. Pour la dernière fois des Nord-Africains, des Africains (qu'on appelait alors Sénégalais), des gens de toutes les îles des Antilles, de l'Océan Indien et du Pacifique, des Indochinois vont se battre, et mourir, côte à côte avec des Français de souche et des Européens de la Légion.

 Et chose plus étonnante encore, tous ces hommes pressentent confusément que c'est la dernière bataille et qu'elle sera perdue. Il y a là un mystère !

Il y a un autre mystère : pourquoi tous ces hommes se sont-ils battus au fond d'une vallée perdue du bout du monde, sur le sol du Vietnam, d'un pays indépendant, qui n'était plus une possession de la France, avec le même acharnement, les mêmes sacrifices que leurs grands-pères à Verdun, sur le sol de la France. Oui, il y a là un grand mystère !

Grâce à tous ces jeunes hommes, la guerre d'Indochine a su bien mourir. La partie raisonnable de mon cerveau ne peut ni le comprendre, ni l'expliquer. La partie émotionnelle de mon cerveau peut y adhérer, y deviner un sens, comme on ressent un sens aux grandes symphonies de Beethoven. Mon film "Dien Bien Phu" se veut semblable à une symphonie.

Vous avez tourné ce film au Vietnam. Cela a-t-il été facile pour vous ?

Tout au début, j'étais un peu réticent de retourner au Vietnam, pour les raisons que vous pouvez imaginer. Quand les Vietnamiens ont donné leur accord à Jacques KIRSNER, le producteur, en 1989, pour le tournage chez eux, dans le Nord, j'ai pensé que c'était une main qu'ils nous tendaient, 35 ans après l'adieu déchirant de la bataille. Et j'ai décidé de prendre et de serrer cette main. C'est sans doute une des meilleures choses que j'ai faites dans ma vie.

J'aime le Vietnam et j'aime particulièrement le Nord, le Tonkin, comme nous disions alors. C'est le pays où je suis devenu adulte, le pays de ma deuxième naissance si je peux dire. Je suis Tonkinois, comme je suis Alsacien. J'aime viscéralement cette terre, ces nuages de mousson, cette pluie et ce soleil, le vent, l'odeur, la rizière et la jungle ; j'aime le peuple Tonkinois grave et rieur, à la vie intérieure si riche et si intense. Je suis là-bas chez moi. Je ne revendique rien, mais je sais que je suis chez moi.

Je le leur ai dit en arrivant. "Votre sol a reçu un peu de ma sueur, un peu de mes larmes, un peu de mon sang, j'ai éprouvé chez vous mes premiers émois amoureux. Je me sens chez moi !" Ils ont très bien compris ce que je voulais dire.

Le fait d'accepter de tourner ce film au Vietnam avec les Vietnamiens donnait soudain une gravité supplémentaire à notre projet. J'ai eu le besoin de mettre les choses au point avec eux. Je leur ai dit :"Si je fais ce film ici, avec vous, ce n'est pas pour raviver de vieux ressentiments, de vieilles aigreurs, de vieilles amertumes. Je veux tourner avec vous une page d'un passé commun douloureux, et contribuer à renouer des relations chaleureuses avec vous".

 Tournant ce film là-bas, au Tonkin, j'ai eu en permanence le sentiment que j'avais trois missions à remplir.

D'abord faire un grand spectacle, un divertissement dans le sens pascalien du mot, c'est ma responsabilité professionnelle, c'est mon métier ; ma première préoccupation !

Ensuite, rendre un juste tribut à mes camarades morts dans cette bataille, à tous ces hommes qui ont achevé la formation de mon caractère, de mes convictions ; de renvoyer l'écho de tout ce que j'avais reçu d'eux. Je suis un survivant, je suis donc débiteur.

Enfin, cela n'était pas la moindre de mes responsabilités, j'ai senti immédiatement que j'avais un devoir d'espérance vis-à-vis des Vietnamiens. Je me devais de dire ce que je crois être la vérité, je me devais aussi de ne pas offenser l'avenir.

Comme vous le voyez, le tournage de ce film était une affaire d'amour. Je pense aussi que la bataille, étrangement, était une affaire d'amour.

La collaboration avec les Vietnamiens, avec mes anciens adversaires, a été une expérience bouleversante, pour eux comme pour moi, pour nous. Ce fut une des plus nobles aventures humaines qu'il m'ait été donné de vivre. Vietnamiens, "Vietminh", et Français, main dans la main, refaisant ensemble cette bataille, fut un évènement unique, exceptionnel, historique, je pense. C'est à l'honneur de nos deux nations.

Un soir, le 7 mai 1991, le directeur du cinéma vietnamien (ancien cameraman à Dien Bien Phu du côté Vietminh) m'a pris par le bras et m'a dit :"Je me demande ce que pourraient éprouver les hommes qui sont toujours là-bas, les morts, mes camarades et vos camarades, de ce que nous faisons aujourd'hui?..." Et, après un silence, il a ajouté :"Je crois qu'ils doivent être heureux". Cet homme a dit la vérité.

Je crois, je pense, je souhaite, j'espère qu'il a dit la vérité. Ce soir-là, le 7 mai 1991, jour anniversaire de la chute de Dien Bien Phu, sur notre champ de bataille reconstruit pour le film, j'ai eu le sentiment qu'il avait dit la vérité. Dans peu de temps, je vais retourner à Hanoï, avec le film sous le bras pour le leur présenter, comme je leur avais promis.

Je pense aux derniers mots de la Hire, le compagnon de Jeanne d'Arc, à son confesseur :

"J'ai fait tout ce qu'un soldat a l'habitude de faire. Pour le reste, j'ai fait ce que j'ai pu".

Je dirai à ces amis vietnamiens qui ont travaillé avec moi :"J'ai fait tout ce qu'un cinéaste a l'habitude de faire. Pour le reste, j'ai fait ce que j'ai pu".

Votre film est-il une évocation historique ?

Oui. Et non ! C'est une fresque, une saga. Le destin d'une multitude de gens qui subissent et exécutent les ordres, qui se rebellent, qui se dépassent, qui souffrent et qui rient. Beaucoup disparaissent, d'autres survivent ; je vous l'ai dit, c'est une symphonie, ce n'est pas une étude didactique sur la politique, la stratégie ou la tactique.

C'est l'essence même de Dien Bien Phu que j'ai voulu rendre. Quand le scénario a été écrit, avant même de tourner, nous avons enregistré la musique.

Georges DELERUE a composé un concerto, "Le Concerto de l'Adieu", magnifique, prémonitoire de ce que devait être l'âme du film. Un concerto est un dialogue entre un instrument et un orchestre. Dans le film, l'instrument, un premier violon, une femme (Ludmila MIKAEL), est la voix de la France, l'orchestre de Hanoï est le Vietnam.

La musique de DELERUE, noble, rigoureuse, chargée d'émotion retenue, participe elle-même à un concerto plus vaste, dialogue avec la terrible musique de percussion que sont les bruits et les fureurs de la guerre. Je sais que la bande sonore du film est exceptionnelle, à nulle autre pareille. Tous les sons ont été reconstitués, réorchestrés pour créer cette symphonie visuelle et auditive qui est la finalité de ce film.

 La musique suggère l'indicible. Elle s'adresse à la part d'émotionnelle et mystérieuse de l'homme.

Jean NOLI

-> Extrait vidéo du film : Dien Bien Phu - Pierre Schoendoerffer - Concerto de l'adieu - Georges Delerue

Le DVD :





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LAURENT BOUHNIK, Q : Le sexe est l’issue... - Présentation du film et casting





--> HELENE ZIMMER : Q LE FILM (Laurent Bouhnik)


Laurent Bouhnik (réalisateur de 24 heures de la vie d’une femme) présente son prochain film, Q, pour lequel il lance un casting recherchant des "acteurs/actrices de 20 à 40 ans professionnels ou amateurs qui acceptent de tourner des scènes avec des actes sexuels non simulés."

Sortie prévue : Mai 2010 - Site officiel du film, présentant le projet et le casting : www.q-lefilm.com

Synopsis

" Dans un paysage social dégradé par une crise économique que traverse le pays, la vie de plusieurs personnes va être bouleversée par la rencontre avec Cécile qui, comme le personnage de "Théorème" de Pasolini, symbolise le désir.

À croire que les sentiments exacerbés dans une époque trouble amènent l'homme à vouloir exprimer sa profonde envie de vivre par une sexualité débridée, et un amour charnel passionné. "

A propos du casting…
Par LAURENCE WAYSER:

"Pour ce film sur le plaisir et le désir, nous recherchons acteurs/actrices de 20 à 40 ans professionnels ou amateurs qui acceptent de tourner des scènes avec des actes sexuels non simulés.

Nous voulons offrir à tous la possibilité de postuler pour les rôles principaux. Amateurs, professionnels venant du théâtre, du cinéma, de la mode, de quelque genre que ce soit ou illustres inconnus qui croient en leur talent. Mais nous ne cherchons ni des gymnastes, ni des obsédés sexuels, et ce n'est pas une star académie du porno.

Ce projet est un vrai film de cinéma et la force du cinéma passe par l'interprétation. Nous cherchons donc pour interpréter les personnages de notre histoire, de vrais comédiens capables de jouer des sentiments, de faire rire, pleurer, d'exciter, capables de faire passer des émotions auprès de spectateurs."

A propos du film… Q

Par LAURENT BOUHNIK, le REALISATEUR

DÉSIR

LAURENT BOUHNIK, FILM Q"Quelle subversion y a t’il à montrer ce que font près de 6 milliards d’individus le soir tombé ?

Le sexe est l’issue probable de toutes les plus belles histoires d’amour. Le sexe est le meilleur moyen d’exprimer cet amour à la personne aimée car enfin, le sexe n’est pas qu’une affaire de plaisir.

Pourquoi certaines femmes, certains hommes couchant avec des rencontres occasionnelles, m’ont avoué qu’il leur est arrivés, au moment crucial de l’orgasme, de se sentir tellement débordant d’amour qu’ils ont crié, hurlé, chuchoté à leur partenaire qu’ils l’aimaient ?

Cela voudrait dire que le partage du plaisir donne une incontrôlable envie d’aimer ? Mais pourquoi, dans la majorité des histoires d’amour, les années affaiblissent le désir entre deux personnes qui s’aiment et vivent ensemble ? La passion serait-elle volage ? Doit-on la réprouver pour cela ? Condamner l’amour à cause de son possible côté éphémère ?

D’ailleurs, y a t’il du désir avant de se sentir amoureux, ou bien est-ce le sentiment qui enflamme le corps ? L’amour est-il le plus efficace des aphrodisiaques ?. En fin de compte, n’y a t’il pas dans tous ces paradoxes une matière extraordinaire pour la création ?

Pourquoi les poètes, les peintres, les écrivains ont pu tremper leurs plumes et leur pinceaux pour décrire, montrer, examiner les corps dans tous leurs états, alors que le cinéma reste très pudibond sur le sujet, provoquant procès sur procès les rares fois où cela a été abordé ?

Le cinéma est il l'Art de la peur ?

PASSION

« Q » est avant tout un film d’amour, un film sur l’amour physique et la perception des sentiments. Pas n’importe quel amour. Cette émotion qui transporte deux personnes et les font chavirer jusqu’à vouloir se fondre, s’emmêler l’un et l’autre jusqu’à s’enchaîner de plaisir. C’est un film sur le désir de s’oublier avec la personne aimée, de se mêler à sa peau, sa sueur, ses humeurs, l’envie de se confondre avec le corps de l’être aimé, de vouloir à travers le plaisir ne faire plus qu’un.

« Q » est un film illustrant un partage idéal, une idée romantique de l’amour, mêlant la chair et le sentiment.

Et parce que je pense qu’il n’y a pas de passion sans sexe, parce qu’il y a un lien étroit entre le sentiment et le corps, où la manière d’exprimer son amour se retrouve dans les gestes de l’amour, dans l’attitude d’un corps par rapport à l’autre, parce qu’il n’y a rien de sale dans l’impudeur, parce qu’il peut y avoir de la beauté dans deux corps qui se cherchent, parce que j’aimerais saisir ces moments intenses où se révèlent l’être dans toute sa nudité, une forme d’honnêteté, parce que je pense trouver de la pureté là où d’autres ne voient que de l’obscénité, parce que mes personnages doivent s’offrir pour recevoir, parce qu’enfin je pense que tout Art ne peut se faire que dans la liberté, « Q » sera un film avant que d’être pornographique.

PROVOCATION

« Notre époque n’est peut-être pas encore mûre pour « entendre et pour « voir. Mais l’espoir justifié de voir venir la maturité est enraciné dans la nécessité. » Wassily Kandinsky

C’est peut-être le moment de crier fort pour se faire entendre.

Aujourd’hui, dans un monde où la plupart des médias étalent et vomissent tout ce qu’il y a de plus superficiel chez l’être humain, où le consommateur a évincé le citoyen, où le temps de pub a remplacé la réflexion, où la peur a plombé l’avenir, où la connaissance a fait place à l’information, où l’image est gangrené par le commerce, où l’être se plonge dans le néant, il est nécessaire de combattre l’apathie générale, le désir contre l’ennui, la vie face à la mort de l’esprit.

Ce siècle sera adulte ou un affreux mausolée."

24 heures de la vie d’une femme - Laurent Bouhnik - Michel Serrault, Berenice Bejo, Agnes Jaoui - STEFAN ZWEIG





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CRISE - Les grands réseaux de télévision américains réduisent leur budget de tournage

"Moins de stars (qui sont moins payées avec des baisses de 10 % à 50 % du montant de leur salaire) moins de risques, tournages dans des villes moins chères comme Atlanta ou Detroit, délocalisation du tournage des séries au Canada (500 000 dollars d’économie par épisode), tournage en vidéo numérique au lieu de film 35 mm, la liste des écomomies mises en place dans les trois grands réseaux de télévision américains (ABC, NBC, Fox) est longue"

Source: Gilles Klein, Les grands réseaux TV US se serrent la ceinture - Le Phare - Blog LeMonde.fr





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BLANC COMME NEIGE un film de Christophe Blanc avec François Cluzet et Louise Bourgoin : le blog officiel

Ouverture du blog officiel (MK2) du nouveau film de Christophe Blanc, en cours de tournage: BLANC COMME NEIGE.

Un thriller sur fond de relations familiales avec François Cluzet, Louise Bourgoin, Olivier Gourmet, Jonathan Zaccai et Bouli Lanners.

Adresse: www.blanccommeneige-lefilm.mk2.com

François Cluzet & Louise Bourgoin

Christophe Blanc :

"Je dirais que nous sommes en train de tourner un « thriller familial ».

« Blanc Comme Neige » sera à la fois une histoire de famille, une histoire fraternelle et d’une certaine façon d’amour, un film à suspense.

 L’action, la tension qui courent tout au long du film, sont primordiales, mais ce sont les sentiments qui priment. Il n'y a pas de dimension psychologique dans l'histoire que nous avons écrite, pas de manipulation, juste une tentative d'explorer des liens émotionnels et affectifs forts entre des personnages pris dans des situations qui les dépassent.

 Nous allons raconter l’histoire d’un couple et d’une fratrie pris dans une tourmente. Le film commence par le couple et finit aussi par le couple. Et au milieu c'est une fratrie qui se cherche, avec les rancunes, les incompréhensions venant du passé, de l'enfance.

 Cassavetes disait dans une interview : « Je ne sais filmer que l'amour ». Je m'y reconnais. Le thriller est juste la raison qui met ces sentiments et cet amour à vif. "

A lire :

Entretien avec Christophe Blanc

Le film est produit par Blue Monday Productions, MK2 et Need Productions pour un budget de 6,5 millions d'euros.
Le tournage se déroule entre la France, la Finlande et la Belgique pendant 11 semaines.

SCENARIO :
Christophe BLANC et Roger BOHBOT





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Céline Sallette



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