viol

Jean Mitry : La plupart des métaphores filmiques utilisent la synecdoque

"La plupart des métaphores filmiques utilisent la synecdoque, c'est-à-dire une forme où la partie remplace le tout.

Tel le lorgnon du Dr Smirnov, qui indique sa présence ou son absence.

Tel encore le noyé de Païsa qui représente ceux qui, comme lui, furent victimes d'une atrocité guerrière, symbolisant cette atrocité elle-même à la manière d'un débris accusateur.

Ou le ballon de baudruche retenu dans les fils télégraphiques (M Le maudit), qui laisse entendre du viol de la petite fille, etc."

Jean Mitry, Esthétique et psychologie du cinéma, CERF, page 503

synecdoque filmique:
...le ballon de baudruche retenu dans les fils télégraphiques (M Le maudit),
qui laisse entendre du viol de la petite fille...





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L'essence du cinéma : ce rapport sado-masochiste au monde - Le Voyeur, Michael Powell

"...La vérité, selon Michael Powell, sur l'essence du cinéma: ce rapport sado-masochiste au monde.

Sadique, parce que filmer, c'est voler, violer.

Masochiste, parce que regarder, c'est être hors-la-loi, impuissant et frustré.

... L'homme-caméra, voyeur et criminel, est resté l'enfant triste et douloureux que son père a fait de lui, selon une ténébreuse généalogie du malheur.

La jeune voisine qui cherche à l'attirer vers le monde des vivants le paiera très cher." (TELERAMA TTT)

Extrait vidéo du film, VOD et DVD:

VOD : LE VOYEUR (PEEPING TOM) - MICHAEL POWELL | VOD - VIDEO A LA DEMANDE - FILMS A VOIR EN LIGNE

Le Voyeur Michael Powell




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Bernanos, Robert Bresson, Mouchette : A son âge, mourir ou devenir une dame sont deux aventures aussi chimériques

Robert Bresson à Jean-Luc Godard:

"Au lieu de me disperser (si je puis dire, car j'essaie toujours de ne pas me disperser) dans un foisonnement de vies et d'êtres différents, je vais essayer d'être constamment, absolument, sur un visage : le visage de cette petite fille, pour voir ses réactions. Et je prendrai, alors là, oui, la petite fille la plus maladroite, la moins actrice, la moins comédienne (or, les enfants, les petites filles surtout, le sont souvent terriblement). Bref: je prendrai la plus maladroite qui soit, et j'essaierai de tirer d'elle tout ce qu'elle ne soupçonnera pas que je tire d'elle. C'est pour cela que ça m'intéresse, et, évidemment, la caméra ne la quittera pas."
(Cahiers du cinéma n°178, mai 1966)

"A son âge, mourir ou devenir une dame sont deux aventures aussi chimériques", dit le début du livre [de Bernanos]. Ces deux aventures, Mouchette les vit pourtant en quelques heures, sous deux formes atroces: le viol, le suicide."

"Les premiers personnages de Bresson se donnaient un but à atteindre. Dans Mouchette, ni projet ni même vocation ; le personnage n'est plus qu'un destin." (Jean Sémolué, Bresson)

--> VOD ROBERT BRESSON MOUCHETTE

NADINE NORTIER MOUCHETTE ROBERT BRESSON

Robert Bresson à Godard : "je prendrai la plus maladroite, la moins actrice"





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Outils du sadomasochisme, viol et voyeurisme dans le Procès de Jeanne d'Arc de Robert Bresson

"Sexe : la quasi-totalité du film se partage entre le tribunal où Jeanne est jugée, et la cellule où elle est enfermée.

Si le tribunal est par excellence le lieu de l'affrontement politique,

la cellule est sous le signe du sexe féminin de Jeanne,

du trouble qu'elle constitue, comme jeune fille et comme vierge parmi cette société d'hommes,

du trouble supplémentaire que constitue le port de l'habit d'homme qui, loin de la déféminiser, souligne au contraire son sexe, et sa différence.

Bresson filme les mains menottées, les pieds entravés, le visage éclairé de l'intérieur par une lumière douce qui exprime une détermination sans faille, et pourtant si peu hautaine.

Il y a là une ambivalence, non dépourvue de brutalité, les outils du sadomasochisme contribuent à érotiser une figure que sa délicatesse féminine et sa proximité avec l'enfance rendent plus troublante encore.

Le statut sexuel de Jeanne est inlassablement interrogé par les juges, et par le film, sa virginité est mise en doute, on la traite de putain comme de sorcière en voix off (les mots s'équivalent : ils mènent au bûcher), on fait examiner son hymen intact - tout cela, qui est conforme aux faits historiques, est élu par le film comme une de ses lignes de force.

Surtout la violence disruptive de son sexe est directement reliée au voyeurisme :

Bresson multiplie les plans où Jeanne est observée à la dérobée par des hommes à travers des trous dans les murs ou les portes.

Warwick, le seigneur anglais qui veut la mort de Jeanne, compte sur la pression sexuelle, la menace du viol devient plus présente et plus efficace dramatiquement que cette condamnation à mort que tout spectateur sait inéluctable.

La cellule et la salle du procès ne sont pas étanches. Pour faire plier Jeanne, l'évêque Cauchon décide de poursuivre les audiences dans sa cellule, sur le terrain de son intimité.

Cette manoeuvre, dont l'objectif sera énoncé par Cauchon dans toute l'ambivalence de sa formulation (il faut "prendre la Pucelle"), ouvre la possibilité de la faiblesse de l'héroïne, qui vacille, accepte de porter un habit de femme (que Bresson ne montre pas), signe des aveux par peur de la torture, avant de renier ce moment d'abandon et de choisir son destin.

Procès de Jeanne d'Arc est une des plus belles déclarations d'amour, à une figure féminine comme à l'idée de liberté, qui jamais éclaira un écran...

Ce que Bresson lui-même appellera "une vérité non historique" : un absolu."

ROBERT BRESSON
de Jean-Michel Frodon, Collection Grands Cinéastes, Cahiers du cinéma

Jean-Michel Frodon est directeur de la rédaction des Cahiers du cinéma. Il est notamment l'auteur de L'Age moderne du cinéma français, La Projection nationale, Le Cinéma chinois, Horizon cinéma.

1962 : Procès de Jeanne d'Arc (Trial of Joan of Arc)

Réalisateur    Robert Bresson   
Scénario    Robert Bresson   
Dialoguiste    Robert Bresson   
Société de production    Delahaie Productions   
Producteur    Agnès Delahaie   
Directeur de production    Léon Sanz   
Distributeur d'origine    Pathé Consortium Cinéma   
Directeur de la photographie    Léonce-Henri Burel   
Ingénieur du son    Antoine Archimbaud   
Compositeur de la musique    Francis Seyrig   
Décorateur    Pierre Charbonnier   
Monteur    Germaine Artus

Florence Carrez Delay     (Jeanne)
Jean-Claude Fourneau    (Cauchon)
Roger Honorat    (L'interrogateur)
Marc Jacquier    (L'inquisiteur)
Michel Herubel    (Frère Isambart)
Nicolas Bang    (garde)
Alain Blaisy    (assesseur)
Henri Collin-Delavaud    (un évêque)
Jean Collombier    (notaire)
Marcel Darbaud    (Nicolas de Houppeville)
Philippe Dreux    (Frère Martin)
Guy-Louis Duboucheron    (assesseur)
Pierre Duboucheron    (un évêque)
Pierre Gauthier    (notaire)
Jean Gillibert    (Jean de Châtillon)
Arthur Le Bau    (Jean Massieu)
Yves Leprince    (Pierre Morice)
André Maurice    (Tiphaine)
Robert Minet    (Guillaume Erard)
Donald O'Brien    (prélat anglais)
Jean Payen    (garde)
Claude Péronne    (assesseur)
Richard Pratt    (Warwick)
André Régnier    (Jean d'Estivet)
Samners    (évêque de Winchester)
Eric Siroux    (assesseur)
Vernon Thompson    (assesseur)
Michael Williams    (gentilhomme anglais)
Gérard Zingg    (Jean Lohier)

DVD:

ou en Coffret Bresson 4 DVD MK2 :
Pickpocket (2 DVD); Le Procès de Jeanne d'Arc ; L'Argent





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Béatrice Moreau : Les filles ne savent plus dire non, c'est bizarre

"Parmi les filles qu'elle voit passer à l'infirmerie, certaines sont victimes de ce qu'elle appelle, en s'excusant, les "viols consentis".

Elle explique : "On dit oui, mais on pense non - et le lendemain, on est très mal."

Philippe Liotard, maître de conférences à l'université Lyon-I et fondateur de la revue Quasimodo, estime que, pour les filles, les "injonctions contradictoires" auxquelles elles sont soumises les placent dans une situation "de plus en plus difficile à vivre". Ce n'est pas le cas des garçons.

"Les hommes regardent, les femmes sont regardées. Il n'y a pas d'égalité à ce niveau",

résume une historienne interviewée dans le documentaire Jupe ou pantalon, réalisé lors du démarrage du Printemps, par la journaliste Brigitte Chevet.

"Les filles ne savent plus dire non, c'est bizarre", ajoute Béatrice Moreau, évoquant avec une pointe de nostalgie "les années féministes" de l'après-1968.

...

Enseignante de français-latin-grec dans un collège de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), Suzanne Beaujour, 34 ans, garde un souvenir "cauchemardesque" de ses débuts professionnels.

"La première année, je me suis fait traiter de salope", se souvient-elle.

Prof de français dans un collège d'Epinay-sur-Seine, Stéphanie Wagner, 35 ans, avoue avoir envie parfois, face à des gamins trop remuants, de "leur coller une gifle".

La scène de La Journée de la jupe, où Isabelle Adjani donne un "coup de boule" à un élève, "c'est un vrai fantasme de prof !", ajoute-t-elle. Ses collègues sont d'accord.

...

le thriller de Lilienfeld est jugé "libérateur""

Texte complet: Le printemps de la jupe - Cinéma - Le Monde.fr





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DESIR ET CINEMA - CYCLE FORUM DES IMAGES - PROGRAMME : LES FILMS

PROGRAMME FILMS FORUM DES IMAGES CYCLE DESIR ET CINEMA

NOUVEAU CYCLE "DESIR" AU FORUM DES IMAGES - PROGRAMME DES FILMS

"Désir et cinéma sonnent comme un couple indissociable :

en cent ans d’existence, le cinéma n’a cessé de filmer le désir, les élans du corps, la quête de l’autre, et de mettre en scène et en images les sentiments et les pulsions qui nous habitent.

De L’âge d’or à Lady Chatterley, des marivaudages aux films de vampires, variations en 150 films sur le désir au cinéma.

La programmation propose une traversée de ce siècle de cinéma pour explorer les multiples figures et représentations du désir à l’écran :

Muets érotiques, pulsions enfouies (du 4 au 10 mars),

Dieux et déesses d'Hollywood (du 11 au 17 mars),

Désirs et interdits (du 18 au 24 mars),

Désirs dévorants (du 25 au 31 mars),

Nouvelle Vague (du 8 au 14 avril),

Désirs à l'italienne (du 15 au 21 avril),

Marivaudages, jeux de l'amour (du 22 au 28 avril),

Eros Thanatos (du 29 avril au 5 mai),

Pas de deux (du 6 au 12 mai),

Désirs extrêmes (du 13 au 19 mai)

Désir retrouvé (du 20 au 24 mai)."

Du 4 mars au 24 mai 2009 au FORUM DES IMAGES.

Forum des Halles / 2, rue du Cinéma / 75045 Paris Cedex 01

--> Le site

LES FILMS - Programme de mars 2009:

07 Mars - 16h30  L'Aigle noir  de Clarence Browne
07 Mars - 19h00  Ciné-concert "La Femme et le pantin" de Jacques de Baroncelli
07 Mars - 21h00  L'Atalante de Jean Vigo
08 Mars - 14h30  L'Inconnu de Tod Browning
08 Mars - 16h30  M le maudit de Fritz Lang
08 Mars - 19h00  La Femme au corbeau de Frank Borzage
08 Mars - 21h00  Extase de Gustav Machaty
11 Mars - 16h30  Mogambo de John Ford
11 Mars - 19h00  L'ange bleu de Josef von Sternberg présenté par François Thomas
11 Mars - 21h30  Laura d' Otto Preminger
12 Mars - 14h30  Queen Kelly  d' Erich von Stroheim
12 Mars - 16h30  Un tramway nommé désir d' Elia Kazan
12 Mars - 19h00  Les hommes préfèrent les blondes de Howard Hawks
12 Mars - 21h00  La Comtesse aux pieds nus de Joseph L. Mankiewicz
13 Mars - 19h00  La Dame de Shanghaï d' Orson Welles
13 Mars - 21h00  Mogambo de John Ford
14 Mars - 16h30  Sueurs froides d' Alfred Hitchcock
14 Mars - 19h00  "Tout sur le baiser de cinéma" Conférence, illustrée d'extraits, par Frédéric Bas
14 Mars - 20h00  Le Port de l'angoisse de Howard Hawks
15 Mars - 14h30  La Garce de King Vidor
15 Mars - 16h30  Le Facteur sonne toujours deux fois  de Tay Garnett
15 Mars - 19h00  Mata Hari de George Fitzmaurice
15 Mars - 21h00  Un tramway nommé désir d' Elia Kazan
18 Mars - 16h30  Embrasse-moi idiot de Billy Wilder
18 Mars - 19h00  Gilda de Charles Vidor
18 Mars - 21h30  Sérénade à trois d’ Ernst Lubitsch
19 Mars - 14h30  Infidèlement votre de Preston Sturges
19 Mars - 16h30  New York Miami de Frank Capra
19 Mars - 19h00  Cette sacrée vérité de Leo McCarey
19 Mars - 21h00  Femmes de George Cukor
20 Mars - 19h00  Haute pègre  d' Ernst Lubitsch
20 Mars - 21h00  Baby Doll d' Elia Kazan
21 Mars - 21h15  Certains l'aiment chaud de Billy Wilder
22 Mars - 19h00  New York Miami de Frank Capra
22 Mars - 21h00  Infidèlement votre de Preston Sturges
25 Mars - 16h30  Madame de de Max Ophüls
25 Mars - 19h00  La Belle et la bête de Jean Cocteau
25 Mars - 21h30  La Bête de Walerian Borowczyk
26 Mars - 14h30  La Fièvre dans le sang d' Elia Kazan
26 Mars - 16h30  La Leçon de piano de Jane Campion
26 Mars - 19h00  Le Narcisse noir  de Michael Powell
26 Mars - 21h00  Duel au soleil de King Vidor
27 Mars - 19h00  Reflets dans un oeil d'or de John Huston
27 Mars - 21h00  Susana la perverse de Luis Buñuel
28 Mars - 16h30  Dracula Francis Ford Coppola
28 Mars - 19h00  Les Lèvres rouges de Harry Kümel
28 Mars - 21h00  Trouble Every day de Claire Denis
29 Mars - 14h30  Le Secret de Brokeback Mountain d’ Ang Lee
29 Mars - 16h30  La Fièvre dans le sang d' Elia Kazan
29 Mars - 19h00  Nosferatu de F.W. Murnau
29 Mars - 21h00  La Féline  de Jacques Tourneur 





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Un collectionneur de papillons qui kidnappe une jeune fille pour l'aimer à en mourir

L'Obsédé
The Collector
William Wyler 1965
Acteurs : Terence Stamp, Samantha Eggar, Mona Washbourne, Maurice Dallimore

"...L'histoire d'un collectionneur de papillons qui kidnappe une jeune fille pour l'aimer à en mourir.

...Une classe sociale rendue folle et impuissante à force de mépris."

(P.M. TELERAMA TT)

--> Extrait vidéo du film : THE COLLECTOR - L'OBSEDE





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Céline Sallette



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